Bienvenue dans le mois d’Août. Le huitième mois de l’année. Mois au cours duquel le bureau du Togo est à l’honneur. Inades-Formation Togo vous souhaite de passer d’excellents moments en sa compagnie tout au long de ces 31 jours. Une aventure qui vous permettra chers partenaires, membres du réseau et internautes, de savoir un peu plus sur nous, que dis-je ! sur le travail que mon équipe et moi abattons au quotidien pour appuyer et accompagner le monde rural, en clair, Servir le bien commun au Togo.

Mme ADOUSSI HOUETOGNON Selome Directrice d’Inades-Formation Togo

Présentation sommaire du Togo

Le Togo est un pays de l’Afrique de l’Ouest limité au Nord par le Burkina Faso, au Sud par l’Océan Atlantique, à l’Est par le Bénin et à l’Ouest par le Ghana. Il a une superficie de 56 785 km2  pour une population de 7,6 millions d’habitants. La population rurale est estimée à 60 %. Le pays compte cinq régions économiques à savoir : la Région Maritime ; la Région des Plateaux ; la Région Centrale ; la Région de la Kara et la Région des Savanes. Sa capitale est Lomé. La monnaie utilisée est le franc CFA et la langue officielle est le français.

Position géographique d’Inades-Formation Togo

Au nord de la capitale Togolaise, se trouve le carrefour GTA où quatre routes viennent joindre la Nationale n°1 : le boulevard Eyadema, la route de la nouvelle Présidence, l’Avenue de la chance et la route d’Agbalépédogan. Dans ce quartier qui concentrent aujourd’hui, diverses institutions publiques et privées, se trouve le bureau national d’Inades-Formation Togo situé sur la bretelle de Bè klikamé, avenue de la chance, non loin des sociétés d’assurance Beneficial Life ou GTAC2A. L’institution ouvre ses portes tous les jours ouvrables de 07h à 12h et de 14h30 à 17h30.

Contacter Inades-Formation Togo

Inades-Formation Togo est joignable au +228 22 25 92 16 ou via courrier à la boîte postale 7BP :12472 Lomé7 ou encore via courriel : inadesformation.togo@inadesfo.net. L’institution est également présente sur le net à travers sa page facebook https://www.facebook.com/inadesformationtg/ et son compte twitter  https://twitter.com/InadesTogo.

Inades-Formation Togo, une vie associative et une présence effective sur le terrain

L’association d’Inades-Formation Togo compte à ce jour 49 personnes physiques ou morales actives, cinq membres d’honneur et un membre sympathisant, soit un total de 55 membres dont quinze femmes qui contribuent dans la mesure du possible, à la construction de cet édifice qu’est ‘’Servir le bien commun’’.

Trente-sept agents dont sept femmes œuvrent d’arrache-pied à la Direction comme en zone rurale, pour atteindre les objectifs que s’est fixée l’institution. Cette année, onze projets sont exécutés sur l’ensemble du territoire national. Ils relèvent des domaines agricole, environnemental et de la gouvernance inclusive.

Au cours de cette aventure, nous aurons le temps de revenir en détail sur ces différents projets avec leur impact sur les communautés. Aussi mettrons-nous un accent sur la vie institutionnelle et associative d’Inades-Formation Togo. Sur ce, je vous souhaite de passer d’excellents moments en notre compagnie tout au long de ces trente un jour du mois d’Août.

Inades-Formation Burkina a organisé du 28 au 29 mai 2020 à Dédougou un atelier de réflexion avec les Cercles d’Innovateurs Locaux et d’Apprentissage Communautaire (CILAC). Cet atelier visait à les rendre plus opérationnel. Une vingtaine de représentants de sept CILACs ont participé à cette activité. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre par Inades-Formation Burkina du projet de repositionnement des vivres de souveraineté. Ce projet qui est exécuté dans la région de la Boucle du Mouhoun bénéficie de l’appui financier de Misereor.

 

Les Cercles d’Innovateurs Locaux et d’Apprentissage Communautaire (CILAC) sont de groupes de 4 à 5 paysans qui vivent les mêmes réalités et mutations en matière de production agro-sylvo-pastorale. Ces groupes sont en perpétuelle expérimentation de solutions face aux défis auxquels ils sont confrontés.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet de valorisation des vivres de souveraineté par Inades-Formation Burkina durant la période 2017-2019, sept (07) CILACs ont été mise en place dans la région de la Boucle du Mouhoun dont 5 dans la province du Mouhoun et 2 dans la province de la Kossi. Ces CILACs ont pour rôle de documenter leurs observations, d’identifier et documenter les solutions alternatives, d’expérimenter ces solutions alternatives et de partager les apprentissages avec les membres de la communauté et les partenaires de proximité.

Travaux de groupe au cours de l’atelier

Les travaux de l’atelier de définition des repères d’évaluation de la valeur ajoutée des services rendus par CILACs dans leur milieu ont permis d’atteindre deux principaux résultats.

Le premier est la définition de 05 repères/critères d’évaluation de la valeur ajoutée des services rendus par les CILACs. Il s’agit des repères suivants :

  • l’augmentation de rendements agricoles grâce à l’utilisation des services proposés par les CILACS,
  • le degré de mobilisation de la population autour des services rendus par les CILACs,
  • la diminution des dépenses liées à l’achat des intrants modernes,
  • l’appréciation par les populations des services rendus par les CILAC,
  • la sollicitation des autorités (municipales et techniques) pour les services rendus par les CILACS

Le second résultat important atteint est l’identification des principaux éléments du plan d’action 2020-2022 pour chaque CILAC. Ces principaux éléments ont trait notamment aux domaines d’activités, les actions/activités à mener, les acteurs à impliquer dans la réalisation des activités et la période de mise en œuvre.

L’ateliers de Dédougou a été aussi l’occasion d’améliorer les connaissances des participants sur la notion de CILAC, le rôle et les responsabilités de cette structure, son mode de fonctionnement et le domaine d’activités. Cet atelier de réflexion et de formation représente un pas important pour les CILACs dans le processus d’opérationnalisation de leurs actions.

Cependant le faible niveau de scolarisation de leurs membres constitue un handicap pour leur évolution. A cet effet  des réflexions sont en cours pour leur permettre d’être à la hauteur des défis à relever dans leur travail.

Participants à l’atelier de réflexion et de formation des membres des CILAC de la Boucle du Mouhoun

Samuel SOMDA / Inades-Formation Burkina

 Inades-Formation Burundi, pour augmenter la production du riz dans les marais aménagés, a introduit la technique du « Système de Riziculture Intensif (SRI) » au sein des 3 coopératives rizicoles qu’il accompagne à Maramvya en commune de Mutimbuzi à l’ouest du pays, à Kabo et Kibaba en commune Nyanza-lac au sud du pays. Cent vingt (120) riziculteurs, membres de ces 3 coopératives rizicoles, ont ainsi été formés à la technique du SRI.

Après les ateliers de formation théoriques et pratiques réalisés en décembre 2018 et en 2019, les riziculteurs formés ont installé des parcelles témoins d’environ 14,5 ha dans les trois marais (Kibaba, Kabo et Maramvya). Ces parcelles témoins, cultivées selon la technique du SRI, ont été constituées près d’un autre champ cultivé sans appliquer cette méthode, afin de permettre la comparaison entre les rendements.

Formation théorique

Alors que le rendement moyen du riz par hectare sans le SRI était inférieur à 4 tonnes à l’hectare selon les localités, Le rendement moyen du riz obtenu avec la technique du SRI était de 6,5 tonnes à l’hectare. Le SRI favorise en effet les potentialités physiologiques du riz qui peut développer sa capacité de former un grand nombre de talles. La production du riz a ainsi doublé, voire triplé en termes de tonnage par hectare dans les 3 coopératives rizicoles de Maramvya, Nyanza-lac et Kabo pendant les saisons culturales B 2018 et B 2019. La production obtenue a ainsi permis de rentabiliser les investissements élevés des ouvrages hydro agricoles réalisés dans les zones d’action du projet.

Eu égard aux bons résultats obtenus lors des premiers essais du SRI, le nombre d’adhérents aux coopératives n’a cessé de croître, et le nombre de riziculteurs ayant adopté le SRI est passé de 165 à 587.

Parcelle repiquée

Des avantages certains pour les riziculteurs.

Avec la méthode du SRI, les riziculteurs ont réalisé 3 types d’avantage :

  • Une Economie de semences 

Pour un hectare, le SRI exige le Semis en ligne avec un écartement des plantules de 25 x 25 cm et une quantité de semences de 4,8 kg par hectare, alors qu’auparavant les riziculteurs utilisaient plus de 100 kg de semences par hectare.

  • Une augmentation du rendement du riz par hectare

La production moyenne enregistrée par hectare dépend des localités. En effet, en respectant les conditions de développement physiologique du riz avec le SRI, pour les coopératives de Nyanza-lac (Kabo et Kibaba), les rendements obtenus oscillent autour de 8 à 9 tonnes par hectare, tandis qu’à la coopérative de Maramvya, on a obtenu la moyenne de 6 à 8 tonnes par hectare.

  • Une économie d’eau 

Contrairement à ce qu’on croyait avant, le riz n’est pas une plante aquatique. Le SRI est une riziculture à minimum d’eau. On donne la quantité d’eau nécessaire en cas de besoin. On doit maintenir une lame d’eau de 1 cm pendant la phase végétative, et par après on vide les rizières pour oxygéner le sol.

Riz au stade de floraison

L’introduction du SRI dans les trois coopératives accompagnées par Inades-Formation Burundi a été réalisée dans le cadre du programme « Promotion de la souveraineté alimentaire et de la participation des femmes en milieu rural burundais », financé par le Gouvernement Basque.

Au vu des résultats pus que satisfaisants, Inades-Formation Burundi poursuivra la vulgarisation de cette méthode dans tous les périmètres aménagés où les membres bénéficiaires des trois coopératives accompagnées cultivent le riz.

Récolte du riz

Inades-Formation Burundi