Un partenariat a été signé entre la PANAFCI (Plateforme nationale pour l’Agriculture Familiale en Côte d’Ivoire) et 15 organes de presse repartis dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire pour la réalisation d’une campagne radio nationale sur la nouvelle loi ivoirienne sur le mariage, loi n°2013-33 du 25 janvier 2013 sur le mariage en Côte d’Ivoire. Cette campagne fait suite à l’étude menée par la PANAFCI sur le niveau de mise en application de la nouvelle loi sur le mariage et l’impact sur l’épanouissement social et économique des femmes.

Un atelier, organisé le 26 avril 2019 à Abidjan par la PANAFCI à l’intention des radios communautaires et de proximité a servi de cadre à la formalisation d’un partenariat entre elle et ces médias. L’objectif de ce partenariat est la réalisation d’une campagne radiophonique nationale d’information et de sensibilisation de la population et particulièrement de la population rurale sur la nouvelle loi sur le mariage, loi n°2013-33 du 25 janvier 2013 sur le mariage en Côte d’Ivoire .

L’atelier a vu la participation des 15 radios retenues et a permis de présenter le concept de la campagne radio, les thèmes ou sujets des émissions et les modalités de réalisation de la campagne.

Cette campagne a été motivée par les résultats de l’enquête réalisée sur le niveau de mise en application de ladite loi et son impact sur l’épanouissement socio-économique de la femme. En effet, certaines dispositions de cette loi et principalement l’article 58 qui abroge la qualité de chef de famille dévolue au mari en stipulant que « la famille est gérée conjointement par les époux dans l’intérêt du ménage et des enfants », sont sujets à polémique dans l’opinion publique. Cette nouvelle loi qui établi une égalité de droit entre la femme et l’homme dans le mariage est controversée, parce que non expliquée, mal expliquée et/ou mal comprise par les populations , mettant ainsi à mal son application sur le terrain.

Il était donc important pour la PANAFCI de contribuer à mieux faire comprendre la loi pour l’harmonie des familles, principales actrices de l’agriculture familiale.

Ainsi, une série de cinq émissions radiophoniques ont été enregistrées respectivement sur les thèmes ci-dessous, mettant en avant les changements et les avancées opérées par cette nouvelle loi.

  • Les tenant et aboutissant du principe d’égalité entre les époux
  • La gestion conjointe du ménage par les époux
  • La liberté de chaque époux d’exercer la profession de son choix
  • La puissance paternelle et l’autorité parentale
  • Femme, foncier rural et loi sur le mariage en Côte d’Ivoire

Pour présenter ces différents thèmes, deux experts en la matière ont répondu aux questions du journaliste. Il s’agit notamment Mme Sylvie Ahimin, Sous-directrice chargée de la protection de la famille au ministère de la femme, de la famille et de l’enfant et Mme Tanoh N’dri Alida, juriste, membre de l’association des femmes juristes de Côte d’Ivoire.

Les diffusions des émissions ont débuté depuis le lundi 6 mai 2019 pour une durée de cinq semaines en français et plus de 10 langues locales, à savoir Bété, Baoulé, Bron, Malinké, Lobi, Sénoufo, Agni, Attié,  Koulango, Gouro, Guéré.

Notons que la campagne radio est réalisée par la PANAFCI en partenariat avec Inades-Formation, l’Agence Basque de Coopération pour le Développement et le Forum Rural Mondial, dans le cadre du projet de promotion des politiques publiques en faveur de l’agriculture familiale en CI.

Photos de la réunion avec les journalistes engagés dans la campagne radiophonique

Liste des radios retenues pour la Campagne

RadiosLocalités
Radio Média+Région du Gbêke / Bouaké
La voix du Zanzan Région du Gontougo / Bondoukou
Daloa FMRégion du Haut-Sassandra / Daloa
Radio MoronouRégion du Moronou /Bongouanou
Radio Bia FMRégion du Sud Comoé / Aboisso
La voix du N’ZiRégion du N’Zi / Dimbokro
Gagnoa FMRégion du Gôh / Gagnoa
La voix de l’Indénié-DjuablinRégion de l’Indénié-Djuablin / Abengourou
Radio Fraternité DivoRégion du Loh-Djiboua / Divo
Satellite FMRégion du Poro / Korhogo
Radio BenkadiRégion du Tchologo / Ferkessedougou
La voie de la Marahoué Région de la Marahoué / Bouaflé
Radio régionale du Cavally Région du Cavally / Guiglo
Radio Cayat Région de la Mé / Adzopé
La voix des LacsDistrict de Yamoussoukro

Ecouter les émissions :

Ecouter l’émission sur « Les tenant et aboutissant des principes d’égalité entre les époux »
Ecouter l’émission sur « La gestion conjointe du ménage par les époux »
Ecouter l’émission sur « La liberté de chaque époux d’exercer la profession de son choix »
Ecouter l’émission sur « La puissance paternelle et l’autorité parentale »
Ecouter l’émission sur « Femme, foncier rural et loi sur le mariage en Côte d’Ivoire »

Inades-Formation Burkina a organisé le 16 et 17 mai 2019 une activité de promotion des produits et mets à base de « vivres de souveraineté » dans des établissements scolaires de la région de la Boucle du Mouhoun au Burkina Faso. Objectif : amener les élèves à connaitre les produits dérivés des vivres de souveraineté et à consommer  les mets qui en sont issus. A Dédougou et à Nouna où cette activité a eu lieu, c’est avec enthousiasme et curiosité que les élèves y ont pris part. Environ 200 élèves ont été touchés.

L’activité de promotion des produits et mets à base de « vivres de souveraineté » a concerné les élèves du Lycée Provincial et du Lycée St Gabriel de Dédougou ainsi que ceux du Collège Charles Lwanga de Nouna. L’intervention d’Inades-Formation Burkina dans ces établissements scolaires a été marquée par une conférence sur le sujet et une séance de dégustation de mets locaux. Le temps de la conférence a été marqué par une phase de présentation sur la notion de vivres de souveraineté, les enjeux, les produits, les mets liés à ces vivres. A la phase de dégustation, les élèves ont été amenés à consommer divers mets préparés par des transformatrices accompagnées par Inades-Formation Burkina dans les deux localités.

A propos de cette activité, Djamilatou OUATTARA, élève en classe de 1ère D au Lycée Charle Lwanga de Nouna affirme : « J’apprécie beaucoup cette initiative. Cela m’a permis de savoir que les produits locaux peuvent  servir à préparer beaucoup de mets et c’est vraiment fantastique »

Pour le réseau Inades-Formation, les « vivres de souveraineté » sont des produits alimentaires d’origine végétale et animale, historiquement ancrés dans les habitudes alimentaires des populations d’une région donnée, dans les échanges commerciaux, dans les pratiques culturelles. Ils sont reconnus pour leur résistance aux changements climatiques, leur qualité nutritionnelle, leur faible dépendance vis-à-vis des intrants de synthèse et leur rôle important dans la dynamisation de l’économie locale. Il s’agit par exemple du mil, du sorgho, du niébé (haricot), du fonio, du poulet local.

Dans les établissements scolaires de Dédougou et Nouna où ils sont passés, les intervenants d’Inades-Formation Burkina ont parlé aux élèves de mets tels que : le jus de petit mil, les boulettes de petit mil, le couscous de mil, le dêguê de fonio, le jus de fonio, les boules de fonio aux feuilles de haricot, les biscuits de niébé (haricot), etc. Ils ont également eu l’occasion de consommer ces mets à la séance de dégustation. « J’ai fait beaucoup de découverte concernant les mets locaux à cette activité organisée par Inades-Formation Burkina. Désormais je connais la valeur des mets locaux et je vais les préférer aux produits importés. En plus, je vais en parler autour de moi pour amener ma famille et mes amis à plus préparer et consommer les mets locaux » nous confie Nikiéma Yasmine, élève en classe de 5ème au Lycée Provincial de Dédougou. 

L’activité organisée par Inades-Formation Burkina auprès des élèves s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de valorisation des « vivres de souveraineté » pour une alimentation suffisante, saine, durable des populations du Burkina Faso. Ce projet financé par l’ONG allemande MISEREOR est exécuté par Inades-Formation Burkina dans la région de la Boucle du Mouhoun. Il est également mis en œuvre dans 7 autres pays du réseau Inades-Formation. A savoir : le Burundi, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République Démocratique du Congo, le Rwanda, le Tchad et le Togo

Inades-Formation Burkina était au cours du mois d’avril 2019 en campagne de sensibilisation auprès des élèves de la province du Sanmentenga dans la région du Centre-Nord du Burkina. La sensibilisation qui a porté sur le bien-être des équidés de trait s’est déroulée sous forme de théâtre forum.  Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’exécution par Inades-Formation Burkina du projet d’appui au renforcement des moyens d’existence des communautés par la promotion du bien-être des équidés de trait dans la région du Centre-Nord. Le financement et l’appui technique de ce projet est assuré par Brooke Afrique de l’Ouest pour la période 2017-2021.

Les lycées de Kaya, Boussouma, Korsimoro, Ziga dans la province du Sanmentenga ont accueilli entre le 8 et le 30 avril les séances de sensibilisation sur le bien-être des équidés de trait.  L’objectif de cette activité : sensibiliser les élèves sur les principes du bien-être des équidés de trait et l’importance de l’âne dans les ménages. Les prestations théâtrales ont été assurées par la troupe du Théâtre de l’espoir de l’illustre comédien burkinabé, Hippolyte Ouangrawa alias  M’Ba boanga (« cher âne » en langue mooré). Dans la plus part des lycées où elle est passée, la troupe théâtrale a joué devant environ un millier d’élèves qui avaient à leurs coté les responsables des établissements et le corps enseignants.

Au sujet de l’âne, dans les différentes séquences de la prestation, la troupe du Théâtre de l’espoir de M’Ba boanga a abordé les questions de son rôle important dans la vie des ménages,  son alimentation, ses soins vétérinaires, son habitat. C’est sous un regard attentif et souvent amusé que les élèves ont suivi les prestations. Suivant le principe du théâtre forum, les élèves qui étaient au rendez-vous des séances de sensibilisation ont été invités à intervenir pour décrier le comportement de certains acteurs de la pièce théâtrale. A la fin du spectacle au Lycée Municipal de Kaya, Pascal Sawadogo, un des élèves avance : « J’ai mieux compris que l’âne est important dans la vie des êtres humains et qu’il doit être bien traité. Je n’accepterai plus la maltraitance d’un âne sous mes yeux ».

Inades-Formation Burkina cherchait à travers ces actions de sensibilisation à développer chez les élèves des comportements favorables au bien être des équidés de trait dans leurs différents milieux de vie. Les élèves sont de grands utilisateurs des équidés de trait au sein des ménages pour les travaux champêtres et domestiques, surtout pendant les vacances. C’est également eux qui sont chargé de s’occupent des ânes dans la famille. Ils constituent alors un public cible important du projet exécuté par Inades-Formation Burkina pour le bien-être des équidés.