Depuis sa mise en place en novembre 2013, le comité national de pilotage pour la célébration de l’Année International de l’Agriculture Familiale au Burkina a initié des actions de communication et d’information auprès des ministres en charge des questions agricoles. L’objectif était non seulement de susciter la participation du gouvernement à cette célébration, mais aussi et surtout de l’inciter à adopter des politiques et des stratégies nationales pour le développement de l’agriculture familiale. C’est avec satisfaction que le comité apprécie les engagements pris par le gouvernement en ce début de campagne agricole 2014-2015.

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source www.bayiri.com


Le vendredi 16 mai 2014, le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Mahama Zoungrana, lançait officiellement la campagne agricole 2014-2015, à Koukouldi, commune rurale de Ténado, dans la région du Centre-Ouest. Placée sous le thème : « Renforcer l’investissement dans l’agriculture familiale pour l’atteinte de la sécurité alimentaire au Burkina Faso » , la présente campagne prévoit une production céréalière de 5,7 millions de tonnes.


Selon le ministre de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, le Burkina, avec 80% de sa population active travaillant dans les exploitations familiales, ne pouvait rester en marge de la célébration de l’Année Internationale de l’Agriculture Familiale. Pour Mahama Zoungrana, si 14% des exploitations familiales sont modernisées, le Burkina Faso pourra atteindre très facilement la sécurité alimentaire. Alors, pour renforcer l’agriculture familiale, le gouvernement va mobiliser plus de ressources en eau et accroitre les aménagements de périmètres irrigués et de bas-fonds. Mais aussi, il va faciliter l’accès aux intrants et aux équipements agricoles de qualité à des prix subventionnés.


Le ministre Mahama Zoungrana estime la production céréalière pour la campagne agricole 2014-2015à 5,7 millions de tonnes, soit une hausse de 17,9% par rapport à la campagne écoulée et 32,7% par rapport aux 5 dernières années. Afin d’atteindre ces objectifs, le ministre informe que des mesures de soutien et d’accompagnement seront apportées par le gouvernement au monde rural dans plusieurs domaines notamment dans la réalisation de 2 600 hectares de périmètres aménagés, de 3 000 hectares de nouveaux bas-fonds, de 17 boulis, de 6 050 bassins de stockage, la diffusion de 141 unités mobiles d’irrigation, la mise à disposition des producteurs de 6 063 motopompes et 27 145 tubes PVC. Mais aussi, de12 000 tonnes de semences certifiées de variétés améliorées, 34 810 tonnes d’engrais, 28 346 équipements agricoles et de 11 960 animaux de trait qui seront mise à la disposition des producteurs.


Dans le domaine de la promotion de l’économie agricole, le ministre a annoncé la mise en place d’un incubateur ou centre de formation d’entrepreneurs agricoles, ainsi que la construction de 62 magasins de stockage, de 3 infrastructures de transformation, d’un centre de valorisation des mets locaux et l’organisation de 36 foires et d’expositions-ventes.


Si toutes ces mesures annoncées sont à saluer, il n’en demeure pas moins que nous devons rester tous vigilent quant à leur mise en œuvre. Comme le dit si bien cet adage populaire « c’est au pied du mur que l’on reconnait le vrai maçon », attendons de voir. Le comité s’engage à suivre la mise en œuvre de ces engagements et interpeller le gouvernement si nécessaire pour leur effectivité.


Pour de plus amples information sur la campagne, consultez les liens suivants :
http://www.sidwaya.bf/quotidien/spi…
http://news.aouaga.com/h/26898.html
http://www.aib.bf/spip.php?article584
http://www.sidwaya.bf/quotidien/spi…
http://bayiri.com/economie/industri…

COP 21 : village mondial des alternatives

En compagnie d’autres représentants d’organisation de la société civile présents au village mondial des alternatives à la COP 21, M. Francis Ngang, Secrétaire Général d’Inades-Formation, se prête aux questions de RFI et partage la position d’Inades-Formation et ses actions en faveur de l’environnement.

C’est dans l’émission « C’EST PAS DU VENT » d’Anne-Cécile Bras.

Ecouter l’émission ici …

ou sur RFI : http://www.rfi.fr/emission/20151206…

« Une sécurisation foncière pour une sécurité/souveraineté alimentaire au Kongo Central »

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Lecture de la déclaration par la présidente de la FOPAKO, entourée des autres membres de l’OKCF


Les organisations paysannes et de la société civile, membres de « L’OBSERVATOIRE DU KONGO CENTRAL SUR LE FONCIER en abrégé, OKCF », réunis du 27 au 28 mai 2015 à Matadi dans le cadre de l’atelier de restitution de l’étude diagnostique de la problématique foncière au Kongo Centralont, à l’issu dudit atelier, fait une déclaration.


Dans cette déclaration intitulée « Une sécurisation foncière pour une sécurité/souveraineté alimentaire au Kongo Central » , l’OCKF se dit particulièrement préoccupé au sujet de la situation foncière et agricole qui prévaut au Kongo Central en ce qui concerne l’accès et le partage des ressources naturelles et exprime ses plus vives protestations face à la manière dont l’accès et le partage des ressources foncières sont définis et pratiqués.


L’OCKF s’engage donc avec détermination à exiger la prise en compte des intérêts des communautés locales et à n’avoir de cesse d’agir en tant que mouvements paysans du Kongo Central pour le respect des droits des communautés locales.


Il appelle les gouvernants au niveau national et provincial au respect des engagements internationaux auxquels ils ont souscrit pour la l’accès et la sécurisation des terres et la promotion de la sécurité alimentaire ;
et invite les organisations de producteurs et productrices, les ONG en activités, les organisations de consommateurs à la vigilance permanente pour empêcher la prise en otage de l’agriculture familiale et partant la réduction des paysans et paysannes à la pauvreté et à la misère.


Enfin, l’OCKF fait les recommandations suivantes à l’endroit du gouvernement national, des autorités provinciales et locales, des médias et de la société civile pour une meilleure gestion foncière, respectueuse des droits des communautés locales.


Au gouvernement national  :
Dans le cadre de la Commission Nationale de Réforme Foncière (CONAREF) :

  • Faire pression au niveau de la CONAREF pour l’harmonisation des lois sur le foncier, l’habitat, l’agriculture, la forêt, le minier pour la protection des droits des populations locales.
  • Mettre en place et suivre les mécanismes garantissant la gestion concertée du foncier rural ;
  • Prendre les mesures tant attendues pour adresser le gap entre la constitution, les lois foncières, la coutume et les pratiques locales en matière de droits de jouissance des communautés des terres ancestrales ;
  • Que le droit de propriété des communautés locales soit reconnu et clairement défini au regard de la constitution de notre Etat la République Démocratique du Congo ;


Aux autorités provinciales et locales :

  • Qu’une politique agricole provinciale et locale soit adoptée pour améliorer le droit de propriété et d’usage des populations locales et accompagner les dynamiques paysannes en matières foncière.
  • Qu’un inventaire soit fait sur les terres occupées par les concessions et devenues vacantes suite à la faillite des entreprises nationalisées ;
  • Que les terres soient massivement cadastrées au nom des populations ayants droit (les gardiens de la terre au sens de la loi foncière) afin que soit mis fin au phénomène d’accaparement des terres dans la province par certaines élites nationales.


Aux médias et à la société civile :

  1. Sensibiliser, informer et former les communautés et l’opinion publique sur la sécurisation foncière et le phénomène d’accaparement des terres agricoles pour un éveil de conscience citoyenne ;
  2. Rendre opérationnelle et dynamique l’observatoire sur le foncier auquel nous, organisations de la société civile et organisations paysannes sont membres.
  3. Renforcer les cadres de collaboration entre les médias et les OSC dans la vulgarisation des lois foncières ;
  4. Renforcer les cadres de concertation, réflexion et d’action sur les questions d’accès et de sécurité foncières au niveau national
  5. Assurer le suivi des recommandations de cet atelier.

Notons que la déclaration est signée par les organisations paysannes du Kongo central dont deux coalitions à savoir la FOPAKO qui couvre 12 entités administratives et regroupe 175 unions et OPA ainsi que 2320 associations et , le CRONGD qui regroupe 32 ONG de développement locales.


Lire la déclaration en entier et la liste des signataires