Inades-Formation Burkina a organisé du 17 au 19 septembre 2019 une session de formation au profit des transformatrices agroalimentaires des provinces de la Kossi et du Mouhoun. La formation a porté sur l’hygiène, la qualité des produits transformés. Cette activité s’est déroulée dans la commune de Nouna, une localité de région de la Boucle du Mouhoun.

Une trentaine de femmes ont pris part à la formation sur l’hygiène, la qualité, des produits transformés organisée par Inades-Formation Burkina. L’objectif de cette activité : Renforcer les capacités techniques et professionnelles des transformatrices en vue d’améliorer la qualité des produits finis transformés. Les participantes étaient des représentantes de coopératives de transformatrices des provinces de la Kossi et du Mouhoun accompagnées par Inades-Formation Burkina.

La formation a été axées sur trois modules : les généralités sur la qualité des aliments, l’influence des facteurs intrinsèques et extrinsèques sur la qualité des aliments, les Bonnes Pratiques d’Hygiène de Production (BPHP). Elle a pris fin par un échange sur les besoins spécifiques des transformatrices en emballages et en étiquettes ainsi que les modalités d’acquisition.

Ce rendez-vous avec les transformatrices de « vivres de souveraineté » a permis à Inades-Formation Burkina d’améliorer leurs connaissances sur les facteurs et les normes de qualité des produits transformés. Elles ont compris l’importance du respect des normes de qualité dans la transformation des produits agroalimentaires et appris les règles à observer pour assurer une bonne qualité de leurs produits. Pour finir, elles ont été exhortées par le formateur, Adama Soulama, Chargé de Programme à Inades-Formation Burkina à adopter des comportements et attitudes positifs dans leurs unités de production. Au sortir cette formation, Pascaline Traoré, une transformatrice de la Commune de Bomborokuy nous confie : « J’ai acquis de nombreuses connaissances à cette formation qui vont me permettre d’améliorer l’hygiène et la qualité de mes produits. Je pourrai ainsi mieux tirer profit de mon activité de transformation de produits agroalimentaires ».

Les transformatrices suivent attentivement ce qui leur est enseigné

La formation sur l’hygiène, la qualité des produits transformés fait suite à plusieurs activités d’appuis d’Inades-Formation Burkina aux transformatrices des provinces du Mouhoun et de la Kossi. Elle vient apporter un plus dans leur capacité à être assez compétitives sur le marché des produits transformés à l’échelle nationale et même au-delà. Elles bénéficieront les jours à venir d’un accompagnement de l’ONG pour prendre part à un évènement de grande envergure dénommée « Journées Agroalimentaires » qui se tient dans le mois de novembre 2019 à Ouagadougou.  

Les interventions au profit de ces transformatrices s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de valorisation des vivres de souveraineté pour une alimentation suffisante, saine, durable des populations du Burkina Faso. Ce projet est financé par l’ONG Allemande Misereor.

Patrice DA- Inades-Formation Burkina

15 journalistes de 15 régions de la Côte d’Ivoire ont répondu présents à l’invitation de la Plateforme Nationale pour l’Agriculture Familiale en Côte d’Ivoire (PANAFCI) pour le lancement de la campagne nationale de sensibilisation sur l’agriculture familiale et la décennie des Nations Unies pour l’agriculture familiale.

Lancement de la campagne en présence des représentants des 15 radios de diffusion

Il s’agit d’une campagne radiophonique qui se déroulera sur les ondes de 15 radios rurales et de proximité à compter du lundi 7 octobre 2019. Un magazine de cinq émissions a été produit à cet effet sur les thématiques en lien avec les enjeux et les défis de l’agriculture familiale en Côte d’Ivoire.

L’objectif de cette campagne radiophonique est d’informer et de sensibiliser l’opinion publique et les décideurs sur le potentiel de l’agriculture familiale et sur la nécessité de privilégier ce système dans les stratégies de la sécurité et de la souveraineté alimentaires en Côte d’Ivoire.

En effet de nombreuses voix de par le monde s’élèvent pour affirmer que l’agriculture familiale peut jouer un rôle fondamental face aux défis mondiaux que sont le changement climatique, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en denrées alimentaires d’une population mondiale croissante, la déplétion des ressources fossiles, les maladies émergentes et l’emploi.

La PANAFCI en studio pour l’enregistrement de magazine sur l’Agriculture Familiale

En Côte d’Ivoire, cette agriculture joue un rôle primordial aux niveaux économique et social. 66% de la population active vit de l’agriculture, qui génère plus de 23% du PIB.

Malgré son rôle important dans la société ivoirienne, l’agriculture familiale rencontre d’énormes défis relatifs entres autres à la sécurisation des droits fonciers des petits exploitants agricoles et particulièrement des femmes et des jeunes, la protection sanitaire et sociale des familles agricoles, au financement des exploitations familiales agricoles, à l’organisation des agriculteurs familiaux.

D’où l’importance de répondre à ces défis par des politiques agricoles publiques appropriées. Il importe de faire connaitre à tous les contributions de l’agriculture familiale au bien-être des peuples et de mettre en exergue son rôle stratégique dans le développement rural, afin que davantage d’attention lui soit consacrée.

C’est bien à ces fins que l’ONU dans la résolution 72/239 du 20 décembre 2017, à la suite du plaidoyer des organisations de la société civile a décrété la décennie de l’agriculture familiale. Cette résolution consacre dix (10) ans, de 2019 à 2028 pour promouvoir l’agriculture familiale sur tous les continents et œuvrer pour l’adoption de meilleures politiques agricoles en faveur de l’agriculture familiale. Ainsi, la PANAFCI, à travers cette campagne radiophonique de sensibilisation, entend contribuer à cette dynamique dans sa zone d’implantation.

Les cinq émissions sur les sous-thèmes suivants, développés dans le magazine radio seront diffusés pendant cinq semaines à raison d’un sous-thème par semaine, en français et en langues locales :

Radio Région Fréquence Dates de diffusion
Radio Média+ Gbêke / Bouaké 103 MHZ Lun & jeu : 7h00  
Mar & vend : 10h30  
Mer & Sam : 14h30  
La voix du Zanzan Gontougo / Bondoukou 90.5 MHZ Lun au Jeud: 18h00 
Ven: 20h00 
 Mar: 16h00
Daloa FM Haut-Sassandra / Daloa 103.7 MHZ Lun & vend 20h15 
Radio Moronou Moronou /Bongouanou 100. MHZ Lun :10h30 ;
Mer  & Vend : 17h30 ;
Dim : 20h00
Radio Bia FM Sud Comoé / Aboisso 102.3 MHZ Lun :11h00 ; Jeu :19h30 ;
Ven :11h00 ; Dim :17h00 
La voix du N’Zi N’Zi / Dimbokro 89,800 MHZ Mer :15h30 ; Ven :17h30 
Dim :20h00
Gôh FM Gôh / Gagnoa 100,800 MHZ Lun  & jeu 11h15 ;
Mar  & Dim: 18h00 
Agnia FM Indénié-Djuablin / Abengourou 98.1 MHZ Mar:15h00 ; Mer:09h00; 
Vend: 16h00 ; Sam:16h00 
Radio Fraternité Divo Loh-Djiboua / Divo 94,000 MHZ Lun : 9h30 ; Mer : 14h15  
Ven : 19h00 ; Dim : 20h30 
Satellite FM Poro / Korhogo 94,000 MHZ Mar : 10h00 
Sam : 6H30 
Dim :15h00  
Radio Benkadi Tchologo / Ferkessedougou 106,600 MHZ Lun : 9h30 ; Mer : 14h15 
Dim : 20h30 
La voie de la Marahoué Marahoué / Bouaflé 92,30 MHZ Mar : 9h00
Jeu : 9h30
Radio régionale du Cavally Cavally / Guiglo 99,300 MHZ Lun & Ven : 10h00 
Mer :19h00 ; Dim :7h30 
Radio Cayat Mé / Adzopé 96.5 MHZ Lun & Jeu :8h25 
Lun & Jeu:17h25 
La voix des Lacs District de Yamoussoukro 101,200 Fm Lun: 16h05 ; Mer: 16h05 
Sam: 16h05 ; Dim: 16h05 

Liste des radios et fréquence de diffusion dumagazine

La campagne est réalisée avec l’appui financier du Forum Rural Mondial, de l’Agence Basque de Coopération au Développement et de Inades-Formation.

Une vue des participants au lancement

 

Du 16 au 21 septembre 2019, Inades-Formation a organisé des ateliers de simulation prospective sur la gouvernance foncière inclusive dans trois localités du canton de Tioroniaradougou. Ces simulations sont faites à partir de l’outil TerriStories.

300 participants, c’est environ le nombre de personnes qui ont pris part aux ateliers de simulation prospective de gouvernance foncière inclusive à travers l’outil TerriStories, organisés par Inades-Formation dans le canton de Tioroniaradougou. Parmi ces participants, se trouvaient les autorités coutumières et religieuses, leaders d’opinion ; les responsables d’OSC (les présidents de jeunesses et de femmes); les populations des villages.

Trois localités du canton ont accueilli les ateliers, notamment, la sous-préfecture de Tioroniaradougou, les 16 et 17 septembre 2019 ; la sous-préfecture de Dassoumgboho, les 18 et 19 septembre 2019 et le village Nambékaha, les 20 et 21 septembre 2019.


Vues des chefs traditionnels à Tioroniaradougou

L’objectif de ces ateliers étaient de réaliser des dialogues intercommunautaires autour de l’outil TerriStories, en vue de recueillir la diversité d’expression autour de la gouvernance foncière à Tioroniaradougou. Il s’agissait de manière spécifique de :

  • Etablir des principes d’héritage foncier consensuel en lien avec les principes coutumiers et le droit moderne à Tioroniaradougou
  • Proposer un modèle consensuel de contractualisation (achat, vente, localisation, don, etc.) foncière capable de pérenniser les droits des exploitants et des éleveurs ;
  • Définir des alternatives d’accès durable à la terre pour la femme à Tioroniaradougou ;
  • Déterminer les règles consensuelles de gestion et de prévention des conflits liés à la cohabitation de l’agriculture et l’élevage.

En effet, comme dans beaucoup d’autres contrés en Côte d’Ivoire, dans le canton de Tioroniaradougou, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, les règles coutumières de gestion foncière sont très présentes. Des règles qui parfois ne sont pas conformes au droit moderne ou entraînent des conflits familiaux. C’est le cas par exemple des conflits de succession entre les fils et les neveux gestionnaires des terres, liés à l’accroissement des enjeux autour de la terre du fait du développement de l’anacarde. A Tioroniaradougou, la gouvernance foncière coutumière exclue l’appartenance ou la propriété foncière à un individu; elle est la propriété de la communauté, léguée aux générations suivantes selon des règles particulière.

Jeu de rôle avec l’outil TerisTorries dans la Sous-prefecture Dassoumgboho

Les ateliers ont été organisés dans le cadre du projet d’expérimentation pilote d’une gouvernance foncière inclusive en Côte d’Ivoire à travers l’outil TerriStories, réalisé par Inades-Formation. Ce projet a pour objectif de contribuer à la gestion inclusive et durable du foncier pour un climat paisible et garantir l’accès de tous à la terre en Côte d’Ivoire.

Les populations surtout les femmes ont apprécié cette nouvelle démarche qui leur permet de s’exprimer librement sur les questions foncières de leur localité. Avec les jeux de rôle et les simulations, certains participants ont reconnu l’impasse dans laquelle se trouve la chefferie pour trancher certains problèmes très délicats.

Selon M. Gbanfrin Paul, expert en gouvernance du foncier rural, chargé du projet d’expérimentation pilote en gouvernance foncière inclusive en Côte d’Ivoire d’Inades-Formation, il ressort de ces ateliers que les populations restent attachées à leur régime successoral qui accorde l’héritage foncier au neveu. Toutefois, elles se sont accordées sur le fait de céder une partie de cet héritage foncier aux enfants de l’oncle qui, dans certains cas sont lésés ou spoliés de leurs droits.

Les participants ont défini quelques règles pour faciliter la cohabitation entre l’agriculture et l’élevage. Ils ont en effet, fixé des heures de pacages et sortie des animaux. Ils ont défini les critères et les dispositions à prendre pour les pâturages. Quel que soit l’ampleur des dégâts de cultures des bœufs d’attelages, la victime doit pardonner pour des raisons de cohésion entre les populations.

Dans une prochaine étape, les propositions faites seront validées de manière consensuelles et soumises à l’adoption des chefs de villages et de canton.