Note de présentation du projet

Inades-Formation met en œuvre un projet qui consiste à identifier dans les pays Africains, des acteurs (ONGs/associations de développement, Instituts de recherche, Organisations Faîtières, Etablissements scolaires/académique, Individus) et à capitaliser leurs expériences, dans deux domaines suivants :

  • Pratiques relatives à l’adaptation des populations rurales au changement climatique et/ou atténuation de ses effets ;
  • Initiatives de gouvernance locale inclusive1 permettant la résilience des populations face au changement climatique.

Un accent particulier sera mis sur les expériences assurant la participation des femmes rurales ou répondant aux besoins des femmes.

Le projet couvre la période 2019-2020. La zone d’intervention est étendue sur trois régions d’Afrique (Ouest, Centre et Est), avec une concentration sur les pays suivants : Burkina Faso, Benin, Togo, Côte d’Ivoire, Sénégal, Tchad, Cameroun, RD Congo, Rwanda, Ethiopie, Kenya, Burundi et Tanzanie.

Concrètement, il s’agira de procéder à l’identification des acteurs qui ont des expériences avérées dans une ou dans les deux catégories de thématiques et de les accompagner pour documenter les apprentissages partageables par rapport au travail réalisé et aux effets déclenchés au sein des commun.

Les acteurs porteurs des expériences en ces deux domaines ou un de ces domaines seront sélectionnés sur la base d’un appel à proposition. Ainsi, les meilleurs acteurs-porteurs d’expériences seront sélectionnés sur la base de leurs contenus techniques, sur leur référence professionnelle et sur leur proposition financière pour documenter une expérience.

Au moins 25 expériences dans chacune de ces domaines (au moins 50 expériences au total) seront sélectionnées. La diversité des acteurs-porteurs, des expériences et des pays seront privilégiées autant que possible.

Ainsi, les acteurs-porteurs des expériences retenues seront initiés à la méthodologie à suivre pour capitaliser leurs expériences. Ils bénéficieront d’un soutien financier pour le travail attendu par expérience retenue pour capitalisation.

Ce travail permettra la transformation de ces expériences en connaissances partageables, la valorisation des actions exemplaires, l’émulation et la mise en échelle dans les pays Africains

et ailleurs. Les produits (supports écrits et audiovisuels) seront mis à la disposition de chaque acteur et diffusés à grande échelle par différents canaux.

Un répertoire des acteurs-porteurs d’expériences sera constitué. Ensuite, une plate-forme électronique de ces acteurs-porteurs sera mise en place et animée pour continuer une dynamique d’échanges des expériences.

Pour rendre les expériences capitalisées accessibles au grand public et valoriser ainsi le travail des acteurs qui les portent, les produits de la capitalisation seront synthétisés sous forme de fiches de présentation qui seront proposées. Ensuite, il y aura une synthèse en un seul document publiable.

Ensuite, quelques expériences exemplaires seront sélectionnées pour la production de supports audio-visuels. Les vidéos montées seront par la suite compilées sur un seul support audio-visuel et mises en partage.

Les supports produits feront l’objet d’une large diffusion à travers la numérisation, mise en ligne, différents canaux – l’organisation d’une conférence publique, la participation à des évènements grands publics pour exposition-distribution, l’exploitation des réseaux dans lesquels Inades-Formation et les acteurs du projet militent, la mise à contribution de leurs partenaires. Il est également envisagé des émissions radiophoniques et télévisées.

Les changements climatiques, un sujet aujourd’hui, plus que d’actualité. Le Togo comme la plupart des pays de la sous-région est confronté à ce phénomène. Les communautés en général et celles rurales en particulier n’en sont pas épargnées. Il urge alors d’accompagner les communautés à entreprendre des actions concrètes adaptatives afin de réduire leur vulnérabilité face aux risques climatiques et des catastrophes et accroître leur résilience.

Table d’honneur Kpélé

Les cantons de Gadja, Agou-Nyongbo, Nyongbo-Agbétiko, Attigbé de la préfecture d’Agou et ceux de Kpélé Centre, Novivé, Govié et la commune d’adéta de la préfecture de Kpélé ont  donc été conviés au lancement officiel du projet « Communautés résilientes aux changements climatiques dans les préfectures d’Agou et de Kpélé », une initiative locale pour des impacts durables sur la vie des communautés de ces zones.

Autorités locales, partenaires et responsaables institutions

Ce projet vise à renforcer les capacités de ces communautés dans la compréhension de ce fléau mondial, ses causes et ses effets, sur le quotidien des êtres vivants. L’occasion de leur démontrer également que le changement climatique n’est que la résultante des actions humaines sur la nature. Outre les formations théoriques, le projet accompagnera les communautés dans la restauration des écosystèmes forestiers des flancs de montagne (600ha) et de berges des rivières (500 ha). Les sources d’énergie rurales

seront aussi développées à partir des résidus de riz afin de réduire les pressions sur les ressources ligneuses. Il sera également question de travailler à réduire la surexploitation des ressources forestières à travers la fabrication du charbon suivant la méthode casamançaise, une méthode qui améliore le rendement de la production du charbon en réduisant les pertes jusqu’à l’ordre de 40%.

Financé par le Gouvernement luxembourgeois à travers le Fonds Climat Energie, le projet CRCC sera mis en œuvre pour une durée de trois ans avec l’appui technique de Action Solidarité Tiers Monde (ASTM) et bénéficiera directement à 1284 personnes dont 46% de femmes. Trois années au bout desquelles, Inades-Formation Togo et ses partenaires envisagent une nette amélioration des connaissances des communautés sur les changements climatiques avec pour conséquence, un changement de comportement face à l’exploitation des ressources de « Dame Nature ». Il sera également question à travers ce projet, de travailler à l’intégration du concept des changements climatiques dans les plans locaux de développement pour que le climat prenne une dimension capitale dans les actions communautaires. Le Directeur d’Inades-Formation Togo Sena Kwaku ADESSOU, a invité les populations à une synergie d’actions pour que les objectifs fixés et les résultats attendus soient atteints.

Un projet, bien accueilli par les populations bénéficiaires présentes aux cérémonies de lancement officiel, les 05 et 06 Juillet respectivement à Agou et à Kpélé.  « Aujourd’hui, nous avons des défis à relever et la chance est qu’Inades-Formation Togo, a initié cette action commune qui va nous aider à relever ces défis. La protection des berges, ça répond aux préoccupations de notre milieu. Kpélé c’est un grenier, et pour un grenier, il faut la gestion durable des terres, des forêts. Et dans tous les objectifs du projet, nous nous retrouvons ». M ; AYE Kossi, natif de kpélé.

A agou comme à kpélé, les représentants des préfets, ont témoigné la reconnaissance du gouvernement pour l’initiative, qui, à la longue, profitera aux communautés et créera à coup sûr des emplois. Aussi, ont-ils insisté sur l’implication des bénéficiaires, la responsabilisation des populations, l’inclusion de tous les fils et filles des cantons bénéficiaires dans cette action communautaire. Avant de lancer officiellement le projet ils ont réitéré l’engagement sans faille des autorités politiques et administratives à toutes les initiatives de la société civile qui tendent à établir les bases d’un développement socio-économique durable.

Et pour donner vie à ce projet à Kpélé, des plants ont été mis en terre derrière l’auditorium de la préfecture; comme pour dire, « l’arbre, c’est la racine de la vie. »

Mise en terre de plant par les autorités locales de kpélé

Lancement à Kpélé photo de famille

Adaptation au Changement Climatique pour la protection des ressources En eau et Sol (ACCES) de la GIZ.

Inades-Formation Burundi intervient cette année 2018 dans  le Projet ACCES (Adaptation au Changement Climatique pour la protection des ressources en Eau et Sol) et le PRODEMA-FA (Projet de Productivité et de Développement des Marchés Agricoles – Financement Additionnel). Son action avec le projet GIZ/ACCES consiste en la mise en œuvre des mesures d’adaptation au changement climatique dans les trois zones d’intervention du projet ACCES/GIZ qui sont les communes Isare et Mutambu en province Bujumbura, ainsi que Marangara en province Ngozi. La convention en cours va jusqu’au mois de Juin 2018.

Quant au PRODEMA-FA, il s’agit d’assurer l’exécution du projet dans trois communes de la province Kirundo et dans deux communes de la province Muramvya.

Compte tenu de l’impact du changement climatique sur la dégradation des sols et sur la sécurité alimentaire de la population, les appuis prévus dans le cadre du projet ACCES consistent à poursuivre les actions de sensibilisation des communautés accompagnées des zones jugées plus vulnérables. Ces zones se trouvent dans les communes Isare, Marangara et Mutambu. Ces actions de sensibilisation se font dans la prise de conscience de l’existence du changement climatique et dans la mise en œuvre des mesures d’adaptation. Les mesures choisies par le projet portent sur la gestion intégrée des ressources en eau et sols, la protection du patrimoine agricole, la mise à disposition aux communautés des semences des variétés adaptées au changement climatique, ainsi que la protection des infrastructures socio-économiques et leur pérennisation.

 

Le groupe cible est constitué par les exploitants des sous-bassins versants de Kidasha et Bihangare de la commune de Marangara en province Ngozi, ceux du sous bassin versant de Kwigere de la commune Isare, ainsi que ceux des sous-bassins versants de Murambi et Rubanda en commune Mutambu de la province de Bujumbura. Les bénéficiaires de la zone d’intervention sont constitués par 864 ménages formés par 3849 producteurs.

Les bénéficiaires indirects sont constitués par des populations des zones administratives de ces bassins versants. A ceux-là il faut ajouter les agents de l’administration communale qui ne résident pas dans la zone d’intervention mais qui bénéficient des appuis en formation de la part du projet, les populations avoisinantes qui peuvent bénéficier des services ou des impacts du projet.