Inades-Formation Burkina était au cours du mois d’avril 2019 en campagne de sensibilisation auprès des élèves de la province du Sanmentenga dans la région du Centre-Nord du Burkina. La sensibilisation qui a porté sur le bien-être des équidés de trait s’est déroulée sous forme de théâtre forum.  Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’exécution par Inades-Formation Burkina du projet d’appui au renforcement des moyens d’existence des communautés par la promotion du bien-être des équidés de trait dans la région du Centre-Nord. Le financement et l’appui technique de ce projet est assuré par Brooke Afrique de l’Ouest pour la période 2017-2021.

Les lycées de Kaya, Boussouma, Korsimoro, Ziga dans la province du Sanmentenga ont accueilli entre le 8 et le 30 avril les séances de sensibilisation sur le bien-être des équidés de trait.  L’objectif de cette activité : sensibiliser les élèves sur les principes du bien-être des équidés de trait et l’importance de l’âne dans les ménages. Les prestations théâtrales ont été assurées par la troupe du Théâtre de l’espoir de l’illustre comédien burkinabé, Hippolyte Ouangrawa alias  M’Ba boanga (« cher âne » en langue mooré). Dans la plus part des lycées où elle est passée, la troupe théâtrale a joué devant environ un millier d’élèves qui avaient à leurs coté les responsables des établissements et le corps enseignants.

Au sujet de l’âne, dans les différentes séquences de la prestation, la troupe du Théâtre de l’espoir de M’Ba boanga a abordé les questions de son rôle important dans la vie des ménages,  son alimentation, ses soins vétérinaires, son habitat. C’est sous un regard attentif et souvent amusé que les élèves ont suivi les prestations. Suivant le principe du théâtre forum, les élèves qui étaient au rendez-vous des séances de sensibilisation ont été invités à intervenir pour décrier le comportement de certains acteurs de la pièce théâtrale. A la fin du spectacle au Lycée Municipal de Kaya, Pascal Sawadogo, un des élèves avance : « J’ai mieux compris que l’âne est important dans la vie des êtres humains et qu’il doit être bien traité. Je n’accepterai plus la maltraitance d’un âne sous mes yeux ».

Inades-Formation Burkina cherchait à travers ces actions de sensibilisation à développer chez les élèves des comportements favorables au bien être des équidés de trait dans leurs différents milieux de vie. Les élèves sont de grands utilisateurs des équidés de trait au sein des ménages pour les travaux champêtres et domestiques, surtout pendant les vacances. C’est également eux qui sont chargé de s’occupent des ânes dans la famille. Ils constituent alors un public cible important du projet exécuté par Inades-Formation Burkina pour le bien-être des équidés.

Inades-Formation Burkina a organisé les 23 et 24 mars 2018 une session de formation au profit des femmes des groupements maraichers de Korsimoro.   Cette formation a connu la participation d’une cinquantaine de femmes issues de six groupements maraîchers de Korsimoro, une commune de la province du Sanmentenga, dans la région du Centre Nord. Ces productrices maraichères ont été formées sur la production du compost bio thermique et de l’engrais liquide bio à base de déjection d’âne. La formation a eu lieu dans le Centre des Groupements Maraichers de Korsimoro.

Burkina Faso – Formation fabrication fertilisant biologique

« Faciliter l’accès des femmes maraîchères à des intrants biologiques moins couteux pour la production maraichère » tel est l’objectif de la formation des femmes des groupements maraichers de Korsimoro. Cette formation a été organisée par Inades-Formation Burkina dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet pilote de promotion de fertilisants naturels au profit des femmes des groupements de maraîchers du Sanmentenga. Ce projet est exécuté par Inades-Formation Burkina avec l’appui de l’ONG Brooke Afrique de l’Ouest.

La session de formation a débuté par un exposé oral sur les techniques de fabrication du compost bio thermique et de l’engrais liquide bio. Les participantes ont par la suite posé des questions d’éclaircissement.  Après cette étape introductive théorique en salle, place à la pratique sur le terrain. L’eau, la paille, le bois sec, les déjections d’âne, les feuilles vertes, en place, le travail de production du compost bio thermique peut commencer. Suivant les indications du formateur, Zalhata Balma, présidente du groupement maraîcher Sougri Nooma de Korsimoro ainsi que les autres participantes se sont mises à l’œuvre pour mettre ensemble les différents matériaux entrant dans la composition du compost. Après une heure de travail passionné, le tas de matériaux devant se transformer plus tard en compost est bien constitué. Pour obtenir le compost, il faut attendre 21 jours, mais il faut retourner le tas tous les 3 jours.

 

Après la fabrication du compost bio thermique, les participants se sont tournées vers la fabrication du l’engrais liquide bio. La préparation de ce fertilisant naturel s’est faite dans un fût de 200 litres. Tout autre récipient propre peut être utilisé. Dans ce récipient, il a été constitué un mélange de fumier frais, de feuille verte, de l’eau, de la cendre et de la terre vivante. Après qu’un groupe de participantes ait apporté les différents éléments dans le fût, un autre groupe, avec une grande spatule s’est activé à remuer l’ensemble.  Une fois tous les composants réunis, le fût a été fermé légèrement de sorte à éviter la fermentation anaérobique. Après cela, le formateur a invité les participants à continuer à remuer le contenu du fût au moins une fois par jour. Il a indiqué qu’en principe, après deux semaines, le compost liquide est prêt pour utilisation. Cet engrais organique devrait permettre aux femmes des groupements maraichers de Korsimoro de produire en qualité et en quantité des légumes et fruits.

Burkina Faso – Formation fabrication fertilisant biologique

A la suite des deux exercices pratiques de fabrication de fertilisants naturels, le spécialiste en agriculture durable, Alain GOUBA, qui a assuré la formation se prononce : « La formation s’est bien déroulée dans l’ensemble. Les femmes étaient motivées à apprendre et à acquérir ces connaissances nouvelles ».

 

Inades Formation Burkina, en initiant cette formation souhaite amener les femmes des groupements maraichers à se départir de l’utilisation des intrants chimiques. Ousséni Ouédraogo, chargé de programme à Inades-Formation Burkina, par ailleurs responsable de l’activité de formation des productrices maraichères de Korsimoro indique : « Les pesticides et les engrais chimiques détruisent le sol et polluent les eaux. En outre, les produits maraîchers issus de ces intrants se conservent mal et peuvent engendrer des problèmes de santé ». Il souligne : « Nous voulons aider les femmes maraichères du Sanmentenga à acquérir de nouvelles connaissances sur la fabrication des intrants biologiques faciles à produire et à moindre coût. Ces engrais bio  permettent de produire en qualité et en quantité et de nourrir sainement la population. Ils contribuent aussi à protéger l’environnement».

Zalhata Balma, se réjouit de l’opportunité que son organisation a eu de bénéficier de la formation dans la production du compost bio thermique et de l’engrais liquide. « Nous avons appris de nouvelles techniques plus faciles de fabrication de compost. Nous allons nous mettre au travail dès à présent pour être prêtes avec ces fertilisants naturels à la prochaine saison des pluies et avoir de bonnes récoltes. »  

Burkina Faso – Formation fabrication fertilisant biologique

Les appuis d’Inades-Formation Burkina à travers ce projet promotion de fertilisants naturels dans le Sanmentenga, devrait permettre  aux productrices maraichères d’améliorer leurs revenus par l’accroissement des rendements des produits agricoles. Pour ce faire, elles devront valoriser les déjections de leurs animaux, notamment celles de l’âne. Il faudra alors prendre bien  soins des ânes en les gardant en stabulation.

 

Voir le diaporama photos de la formation

 

 

Inades-Formation Burkina a organisé du 15 au 16 mars 2018, un atelier de restitution sur les bonnes pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Cet atelier qui s’est déroulé à Dédougou, chef-lieu de la région du la Boucle du Mouhoun, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du « Programme de valorisation des vivres de souveraineté pour une alimentation suffisante, saine, durable des populations ». Cette activité fait suite à un atelier  d’identification et de documentation des bonnes pratiques agricoles qui a eu lieu en mars 2017 à Dédougou et à la rencontre régionale de partage et d’adoption des bonnes pratiques agricoles à Abidjan en septembre 2017.

L’atelier de restitution tenu à Dedougou en mi-mars 2018 visait à partager avec les producteurs des vivres de souverainetés bénéficiaires du projet, les bonnes pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.  Cette rencontre a été l’occasion de présenter aux participants une trentaine de bonnes pratiques agricoles liées à deux vivres de souveraineté que sont le niébé et le mil. Ces bonnes pratiques concernent notamment :

  1. La préparation du terrain, la fertilisation, la gestion de l’eau de pluie,
  2. La production, conservation et protection des semences,
  3. Les semis,
  4. La protection des cultures contre les maladies et les parasites.

La promotion des bonnes pratiques agricoles nécessite la mise en place des structures paysannes  de proximité qui  pourront rechercher et expérimenter des solutions alternatives face aux défis qui se posent à eux. Pour ce faire, il est créer des  Cercles d’Innovateurs Locaux et d’Apprentissage Communautaire. Un exposé sur les  Cercles d’Innovateurs Locaux et d’Apprentissage Communautaire a ainsi été présenté aux participants de l’atelier. Suite à cet exposé, des critères ont été identifiés par les participants pour choisir les membres des cercles d’innovateurs locaux dans la zone d’intervention du projet. Les principaux critères identifiés sont : savoir lire et écrire en français, être un producteur mettant en œuvre les bonnes pratiques agricoles, être de bonne moralité et être disponible.

Pour l’opérationnalisation des Cercles d’innovateurs locaux et d’apprentissage communautaire, chaque organisation a défini le nombre de cercles d’innovateurs à mettre en places, les bonnes pratiques agricoles à promouvoir par Cercles d’innovateurs et les actions prioritaires à entreprendre avant la saison hivernale. Bientôt cinq cercles d’innovateurs seront effectivement mis en place dont trois cercles pour l’Union provinciale des producteurs de niébé du Mouhoun  et deux cercles pour l’Union départementale des producteurs de mil de Djibasso. Inades-Formation s’est engagé à accompagner la mise en place de cercles d’innovateurs et la mise en œuvre de quelques activités prioritaires dégagées au cours de l’atelier

L’atelier a regroupé une trentaine de participants composés majoritairement des représentants de l’union départementale des producteurs de mil de Djibasso et de l’union provinciale des producteurs de niébé du Mouhoun. Ces deux unions sont des structures bénéficiaires du projet. Des producteurs porteurs d’expériences dans la promotion des bonnes pratiques agricoles et un représentant de la Direction régionale de l’agriculture ont aussi été invités.

Photo de famille des participants

Samuel SOMDA