Monsieur  KOUA ANZIAN DENIS, est désormais le président du comité régional du Moronou de la PANAFCI (Plateforme d’Action Nationale pour l’Agriculture Familiale en Côte d’Ivoire). Les neuf membres du comité régional de la PANAFCI ont pour missions principales d’organiser les populations du Moronou afin de favoriser la réalisation des objectifs de la décennie de l’agriculture familiale qui s’étend de 2019 à 2028.

C’est ce qui ressort de l’atelier de sensibilisation et mobilisation des organisations de producteurs et Organisations de la Société Civile sur l’Agriculture Familiale et mise en place des comités régionaux PANAFCI qui s’est tenu le jeudi 12 Avril dernier dans les locaux de la mairie de Bongouanou.

Dans son exposé, monsieur ASSOKO MAILLET, membre du secrétairiat technique de la PANAFCI, a instruit les séminaristes sur les biens fondés de la plateforme : « Nous sommes aujourd’hui présents dans le Moronou pour  qu’ensemble nous adoptions des stratégies pour mieux informer, sensibiliser et mobiliser les organisations régionales et les partenaires de proximité sur l’importance de l’Agriculture familiale. Nous devons comprendre que l’agriculture familiale est une forme d’organisation de la production agraire, forestière, pastorale, halieutique et aquacole, gérée et administrée par une famille. Elle dépend principalement de la main d’œuvre familiale aussi bien masculine et féminine. L’agriculture familiale est la grande source d’emplois dans les pays en voie de développement, pilier central de la structure socio-économique du milieu rural dans tous les continents, elle constitue également la base sociale sur laquelle doit être réalisé le droit à l’alimentation inscrit dans la charte des droits de l’homme de 1948 ».

A sa suite, madame MEITE EPSE KONE SALIMATA, membre du secrétariat technique, a dressé le bilan de la PANAFCI de 2013 à 2017. Elle a présenté aux participants les réalisations et les résultats majeurs obtenus.  En  ce qui concerne le plan de travail de l’année 2018, elle souligne ceci : « Nous mettrons l’accent sur la recherche des fonds pour le financement de nos différentes actions dans les différentes régions du pays. Par ailleurs, six grands axes vont meubler nos actions : la formation et la sensibilisation ; la création des mécanismes ; la promotion des droits de la femme ;  les rencontres de dialogue et de plaidoyer avec les autorités locales et nationales ; sensibilisation sur l’importance de l’agriculture familiale et échange participatif ; les mécanismes d’échange et de coordination entre les acteurs de l’agriculture familiale », a-t-elle ajouté.

 

                                                                  Photo de famille des participants

Les différentes questions des séminaristes ont permis à chacun de mieux comprendre les visions fondamentales de la PANAFCI. Ces assises ce sont déroulées en présence du directeur régional de l’agriculture,  du représentant du préfet de région et du représentant du premier magistrat de Bongouanou. Les coopératives agricoles et associations de jeunesses du Moronou ont également pris part à ces moments de réflexion.

Rappelons que pour  opérationnaliser et organiser son action sur le terrain, la PANAFCI  a dans un premier temps mis en place 7 comités régionaux  au niveau des régions de la ME (ADZOPE), le GONTOUGO (BONDOUKOU), la MARAHOUE (BOUAFLE), le LOH-DJIBOUA (DIVO), le TCHOLOGO (FERKESSEDOUGOU), le district autonome et région du bélier (YAMOUSSOUKRO), et  le GBEKE (BOUAKE).Ensuite,  4 autres régions ont été ajoutées, notamment le SUD-COMOE (ABOISSO), l’INDENIE-DJUABLIN (ABENGOUROU), le MORONOU (BONGOUANOU) et le N’ZI (DIMBOKRO).

 

Source : http://www.ande-paysdor.org
http://www.ande-paysdor.org/index.php/projets/24-les-projets-futurs/725-les-populations-du-moronou-adoptent-de-nouvelles-strategies-pour-le-developpement-de-l-agriculture-familiale

Inades-Formation organise, du 23 au 27 avril 2018, un atelier de partage d’expériences sur les produits dérivés et mets à base de vivres de souveraineté et d’adoption des stratégies de leur consommation.

Cet atelier réunira les représentants /chargés de projet des huit pays intervenant dans le programme de valorisation des vivres de souveraineté et le secrétariat général.

L’objectif de l’atelier est de permettre aux différents acteurs (BN, les producteurs, les commerçants, les restaurateurs/trices et les consommateurs) de disposer des informations d’aide à la consommation plus accrues des mets à base des vivres de souveraineté.

Les résultats attendus de l’atelier sont ainsi :

  • Les participants se réapproprient collectivement les enjeux de la promotion de la consommation de mets à base de vivres de souveraineté ;
  • Les participants échangent sur les opportunités et les défis de promotion des produits dérivés et mets à base de vivres de souveraineté ;
  • Les produits dérivés et mets à base de vivres de souveraineté sont identifiés et les informations y relatives à la composition, techniques de préparation, leur mode d’utilisation et conservation sont documentées ;
  • Une stratégie de promotion des produits dérivés et mets à base de vivres de souveraineté est élaborée. Des réponses seront apportées aux questions suivantes : Comment préparer les mets sans nuire à la santé des consommateurs ? Comment présenter les produits dérivés et mets pour les rendre plus attractifs et accessibles aux consommateurs ? Et quelle organisation et quels outils pour que les produits dérivés et mets à base de vivres de souveraineté soient plus vendus tant dans les villes que dans les campagnes ?

 

Au cours de l’atelier les participants présenteront les produits dérivés de vivres de souveraineté et mets préalablement identifiés et leur recette en les accompagnant d’images d’illustration.

Rappelons que l’atelier se déroule dans le cadre du projet de valorisation de vivres de souveraineté débuté en 2017 dans 08 des 10 pays du réseau Inades-Formation.

Les « vivres de souveraineté » sont, du point de vue conceptuel[1], des cultures vivrières et produits d’élevage et/ou produits de la cueillette traditionnellement dominantes dans l’alimentation des populations locales des pays africains au Sud du Sahara mais qui de nos jours, sont en perte de vitesse au niveau de la production et de moins en moins importante, dans le panier alimentaire des ménages pour diverses raisons.

Or, ces cultures, véritables vivres de souveraineté, ont des grandes vertus – valeurs nutritives mondialement reconnues, valeurs thérapeutiques, valeurs culturelles / traditionnelles (utilisées spécialement pour des rites traditionnels ou cérémonies traditionnelles, comme les mariages, baptêmes, funérailles, etc.). C’est enfin des cultures vivrières de résilience (sols pauvres, changement climatique, etc.), les exploitants agricoles familiaux, surtout les femmes, sont les dépositaires d’un vaste savoir et savoir-faire accumulé autour de ces produits en matière des pratiques culturales enrichies transmises de génération en génération, de recettes pour cuisiner les « mets du terroir » et de la préservation de l’agro-biodiversité.

 

En 2017, l’accent a été mis sur les aspects relatifs aux bonnes pratiques de production.

L’année 2018 est consacrée à la mise en application desdites bonnes pratiques et de l’intégration de la démarche qualité dans les processus de production, de transformation, de transport et de commercialisation des vivres de souveraineté.  Promouvoir la consommation des vivres de souveraineté et leur positionnement sur le marché constitue un autre pilier d’action afin de contrer la tendance à l’uniformisation des systèmes alimentaires et répondre  au besoin de maintenir les habitudes alimentaires territorialisées et respectueuses de l’identité culturelle des peuples.

[1] Concept Inades-Formation avec des dimensions économiques, sociales, environnementales et politiques.

La Plateforme d’action nationale pour l’agriculture familiale en Côte d’Ivoire a tenu sa première rencontre de l’année et procédé au lancement du projet FOCAD les 14 et 15 mars derniers à Abidjan aux « Résidences M’Maya sises à Cocody.

Organisée par Inades-Formation en tant que secrétariat technique de la PANAFCI, cette rencontre avait pour objectif de remobiliser toutes les énergies autour de la mission de la PANAFCI afin de relancer les activités de la plateforme en vue de la décennie de l’agriculture familiale 2019-2028. Plus d’une vingtaine de participants composés des membres du Comité de pilotage national de la PANAFCI, les responsables des comités régionaux et les commissaires aux comptes ont pris part à cette rencontre.

Pour rappel, la PANAFCI est née en janvier 2013 dans le cadre de la célébration de l’Année internationale de l’Agriculture Familiale  en 2014 (AIAF 2014), une année proclamée en 2011 par la résolution n°66/222 du 22 décembre 2011 de l’ONU, suite à une grande campagne des organisations paysannes et organisations de la société civile à travers le monde. La PANAFCI s’est donnée pour mission d’œuvrer à la promotion soutenue des politiques publiques en faveur de l’agriculture familiale en Côte d’Ivoire. Elle s’est ainsi investie à travers plusieurs activités dont la mise en place de sept (7) comités régionaux considérés comme les relais du comité de pilotage, la réalisation d’études et la rédaction de notes politiques à l’endroit des décideurs.

La redynamisation de la PANAFCI a commencé avec l’Assemblée générale élective en 2016  qui a permis entre autres de renouveler les organes de la PANAFCI et de valider sa charte de fonctionnement puis la relance des comités régionaux en 2017 pour répondre aux enjeux de la décennie de l’agriculture familiale 2019-2028.

La Présidente du comité de pilotage, au centre en jaune, après son discours d’ouverture

Pour soutenir cette redynamisation, la plateforme a obtenu un financement du « Fond de coopération et d’aide au Développement du gouvernement Basque » à travers un projet du même nom, en abrégé FOCAD.

Au cours de cette rencontre, les stratégies de mobilisation des organisations à la base ont été définies par les participants pour renforcer le positionnement de la plateforme ; un bilan-diagnostic des avancées de la PANAFCI a été fait afin d’en tirer les leçons pour une réorientation de ses actions en termes d’influence des politiques.

Cette première réunion du comité de pilotage au titre de l’année 2018, couplée au lancement du projet FOCAD a atteint ses objectifs pour avoir effectivement réussi à remobiliser les énergies autour de la cause de l’Agriculture Familiale. En effet, les participants sont repartis satisfaits et décidés à œuvrer autant que possible à défendre le droit à l’alimentation pour toutes et tous pour une vie digne.

Les principales actions seront dans un premier temps d’étendre la mobilisation à l’ensemble du pays à travers la mise en place de nouveaux comités régionaux, le renforcement de capacité des organisations membres de la PANAFCI en technique de plaidoyer, la réalisation d’études de base et des rencontres avec les décideurs pour aboutir à des changements notables en faveur de l’agriculture familiale.

Vue de la salle de réunion