Lolobo, est une Sous-Préfecture du Département d’Attiégouakro située à environ 20 km de Yamoussoukro, au centre de la Côte d’Ivoire. La fête des ignames est traditionnellement célébrée par les populations de cette localité. C’est une cérémonie sacrée organisée pour lancer la récolte et la consommation des nouvelles productions d’ignames.

Pour cette année 2017, la fête des ignames a été célébrée le 28 octobre 2017, avec l’appui d’Inades-Formation.

Dans le cadre de la promotion des systèmes alimentaire basés sur l’agriculture familiale, le comité régional PANAFCI (Plateforme d’Action Nationale pour l’Agriculture Familiale en Côte d’Ivoire), dans la région du Belier et le district de Yamoussoukro, a saisi l’opportunité de cette fête pour promouvoir, en collaboration avec les populations locales, les produits locaux ainsi que les savoirs et savoir-faire locaux.

Au cours de cette cérémonie, les agricultrices et agriculteurs ont présenté diverses variétés d’ignames traditionnelles, particulièrement celles en voie de disparition  tels le Lopka le gbôlè, le Cohontè, l’Olouo, etc. D’autres produits et savoir-faire locaux de la région ont également été présenté notamment du poisson, de la pistache, des poteries, du tissage de pagne traditionnel, etc

Igname Olouo

Igname Lokpa-Gbole

Cette célébration de la fête des ignames à Lolobo a été parrainée par M. Ahoussou Kouadio Jeannot, ex Premier Ministre, Ministre d’Etat chargé du Dialogue politique et des relations avec les institutions de la République de Côte d’Ivoire, représenté pour la circonstance par son Directeur de cabinet. Le parrain a vivement encouragé et a apporté son soutien au comité régional PANAFCI, aux jeunes et aux femmes pour la préservation de leur patrimoine alimentaire.

Les Officiels à la cérémonie

Plusieurs autres autorités administratives, politiques et coutumières de la région étaient aussi présentes, à savoir :

  • Le député du département d’Attiégouakro ;
  • Le représentant du Directeur régional de l’agriculture ;
  • Le chef de zone de l’ANADER ;
  • Le président de la mutuelle de développement du village ;
  • Le chef du village de Lolobo ;
  • Les chefs des villages voisins

Ces derniers ont salué cette initiative de la PANAFCI pour donner plus de visibilité aux savoirs et savoir-faire des agricultrices et agriculteurs familiaux de Lolobo.

Plusieurs présidents d’autres comités régionaux PANAFCI (la Mé, le Gbêkê, la Marahoué) étaient également présents pour apporter un soutien à l’organisation de la fête mais aussi pour s’inspirer pour des actions semblables dans leurs zones.

Mme AGBASSI Adrie

Défilé des femmes

nne de la CNAVICI, présidente nationale de la PANAFCI, Inades-Formation et la Chambre d’Agriculture représentaient le comité de pilotage de la PANAFCI.

La célébration a eu un impact positif sur les populations mais aussi au niveau des autorités administratives et coutumières.

Les autorités présentes se sont engagées à soutenir encore plus la prochaine édition de la fête des ignames de Lolobo et d’autres évènements de promotion de l’agriculture familiale dans la région.

Les différentes organisations de producteurs, pêcheurs, groupements de jeunes et de femmes ont manifesté la volonté de promouvoir l’agriculture familiale au sein de la PANAFCI.

Exposition des variétés d’igname

 

 

Une Plateforme d’Echanges et de Promotion des Politiques Publiques en faveur de l’Agriculture Familiale au Tchad (PEPAF-Tchad) a vu le jour le 15 septembre 2017.

 

Table de séance à l’ouverture de l’atelier

L’atelier de lancement de la plateforme, présidé par le Secrétaire général du Ministère de la Production et des Équipements Agricoles a enregistré la participation de hautes personnalités et notamment le Vice-président de la Commission Agriculture et Développement Rural de l’Assemblée Nationale du Tchad et des représentants des institutions du Système des Nations Unies (FAO, PNUD). L’atelier a mobilisé 45 participants dont les représentants des Organisations de Producteurs et les Organisations de la Société Civile (ONG, Centres de recherche, Institutions d’encadrement et de vulgarisation du secteur agricole, des organisations de consommateurs, des organisations de journalistes).

Cette plateforme naissante a pour vision : « Une agriculture familiale nourricière de la population tchadienne, de la Terre-mère et source d’une vie digne pour les familles agricoles ».

Pour y parvenir, la plateforme s’est donnée comme mission de « plaider pour l’élaboration et la mise en œuvre effective de politiques adéquates pour soutenir le développement de l’agriculture familiale au Tchad ».

Les principales pistes d’actions envisagées sont les suivant :

  • Analyser et faire des propositions de politiques, permettant d’améliorer les conditions de travail et de vie des exploitants agricoles familiaux au Tchad.
  • Contribuer aux initiatives régionales et internationales visant la mise en place de véritables politiques en faveur du développement durable des systèmes agricoles basés sur le noyau familial.
  • Renforcer la légitimité des Associations agricoles paysannes et assurer que leurs propositions et demandes sont prises en compte dans les politiques agricoles.
  • Sensibiliser la société civile et tous les acteurs sociaux à l’égard du rôle primordial de l’Agriculture familiale dans le développement économique, social, culturel et environnemental au Tchad.
  • Promouvoir des mesures politiques spécifiques en soutien aux femmes et aux jeunes dans le secteur agricole.

Une vue des participants à l’atelier

Cette plateforme a été lancée à l’initiative d’Inades-Formation Tchad, ACORD Tchad, et la CNCPRT. L’atelier de lancement, en préparation depuis plus de 04 mois a été soutenue financièrement par Le Fonds d’appui aux CNAF et a bénéficié de l’accompagnement technique du Secrétariat général d’Inades-Formation.

 

L’accès des producteurs aux semences de qualité est primordial dans le processus de production agricole durable. Cependant, plusieurs statistiques indiquent que plus de 80% des semences utilisées en Afrique sub-saharienne sont des semences paysannes (moins de 20% de semences certifiées).

En effet, selon une publication de GRAIN du 08 avril 2015, en Afrique, les semences paysannes représentent 80 à 90 % des semences plantées chaque saison. En Asie et en Amérique latine, ce pourcentage oscille entre 70 à 80 %. Et pourtant, d’une manière générale, les lois semencières en Afrique décrètent les semences paysannes illégales et les qualifient d’inadaptées (cas de pays, cas Amérique latine). Que faire alors de ces environ 80% de semences utilisées par les producteurs en Afrique et qui sont appelées semences paysannes ?

Face à cette situation, Inades-Formation a conçu le modèle « Entreprenariat semencier paysan (ESP) » pour promouvoir l’autonomie des paysans sur les semences. L’ESP est un concept qui consiste à permettre à un ensemble d’exploitants agricoles de s’organiser pour produire et gérer les semences afin de satisfaire leur besoin et celui du marché local. L’ESP a un double objectif : valoriser les semences produites par les paysans/paysannes et préserver les variétés locales en voie de disparition.

En RD Congo, dans la Province du Kwilu, dans le cadre du Projet BD, cinq unions de producteurs agricoles accompagnées par Inades-Formation Congo à travers son Antenne de Kikwit (Coop MIKWI, FODESIA, UFPAD, RPBM et UADNTO) se sont engagés en 2016 dans l’expérimentation de l’entreprenariat semencier paysan et à ce jour, la production et la diffusion de semences d’arachide et de maïs dans les ménages sont effectives. Les semences R1 sont produites dans deux Centres semenciers paysans de proximité (CSPP) gérés par les unions et les semences R2 destinées aux ménages sont produites par les agri-multiplicateurs membres des unions.

Atelier sur les semences

Afin de garantir la qualité des semences paysannes produites, les unions ciblées et leurs partenaires (Inades-Formation Congo et Service national semencier du Congo (SENASEM)) se sont réunis avec l’appui du Secrétariat général d’Inades-Formation du 21 au 25 août 2017 à Djuma pour mettre en place un système de contrôle endogène de la qualité des semences.

Dans ce système, les unions vont organiser le contrôle des champs semenciers (CSPP et agri-multiplicateurs) par des contrôleurs endogènes appelés Paysans agents de qualité (PAQ).

Deux types de contrôle seront réalisés : les inspections au champ et l’auto-contrôle dans les magasins de stockage

Pour l’inspection au champ, il s’agira de :

  • Identifier l’agriculteur et localiser le champ (l’environnement du champ, accessibilité, etc.)
  • Authentifier la semence (origine, quantité, catégorie)
  • Identifier la variété
  • Rechercher l’antécédent cultural
  • Détecter un mélange avec d’autres variétés ou d’autres espèces
  • Evaluer la contamination par des adventices nuisibles
  • Vérifier l’isolement dans l’espace
  • Evaluer l’état général de la culture (Développement végétatif, état sanitaire, etc.)

Quant à l’autocontrôle (contrôle laboratoire), il portera essentiellement sur :

  • La faculté germinative
  • La teneur en eau

Visite de terrain

Une visite de terrain de l’OP MWENENDJOK et de l’Union Coop MIKWI a permis d’échanger avec les acteurs à la base sur le contenu du dispositif de contrôle endogène de qualité des semences mis en place et de recueillir leur avis pour consolider le dispositif.

Par ailleurs, ce système permettra aux unions de producteurs agricoles ciblées de mieux collaborer avec le SENASEM notamment dans l’agrément des unions et agri-multiplicateurs dans la production de semences, dans le renforcement des capacités des PAQ et l’accréditation des unions productrices de semences en contrôle semencier pour la certification des semences.

La mise en place de ce système de contrôle endogène de la qualité des semences constitue une étape importante dans le développement de l’Entreprenariat semencier paysan engagé par les producteurs agricoles dans cette province du Congo.

Visite de terrain