L’Autorité nationale de gestion de l’environnement a battu le record en prenant des mesures audacieuses pour réduire la pollution massive de l’environnement due à l’utilisation de sacs en plastique. Cela confirme sa capacité à garantir une saine gérance de l’environnement en s’assurant que les bonnes politiques et lignes directrices sont en place. Les interdictions qui entrent en vigueur le 28 août 2017 offrent un bel avenir pour un environnement propre, sûr et sain, mais la balle est dans le camp du tribunal d’exécution pour s’assurer que l’interdiction s’enracine comme il se doit. 

Les produits en plastique sont utilisés pour l’emballage industriel et domestique depuis des décennies et leurs sacs auront un impact considérable dans les jours à venir. Dans les industries, les sacs en plastique représentent l’élément clé d’emballage des articles ménagers consommables, des centres commerciaux, des magasins de détail et des supermarchés qui en sont les principaux distributeurs aux utilisateurs finaux. Une fois arrivés chez l’utilisateur final, les sacs en plastique, qui ne sont pas biodégradables, posent un véritable problème d’élimination et se retrouvent dans les canaux d’évacuation disponibles, y compris sur les dépotoirs et les fosses à compost. En raison de leur faible poids, ils sont facilement traînés par le vent et constituent une source de pollution aux proportions gigantesques.

Effets des sacs en plastique sur la pollution

Une fois déposés dans l’environnement, les sacs en plastique trouvent leur chemin vers les systèmes d’approvisionnement en eau et d’évacuation des eaux usées, ce qui a pour effet d’obstruer l’alimentation, de déconnecter les services publics et d’entraîner la pollution une fois que le système d’évacuation des eaux usées est obstrué. Leur enlèvement est coûteux en temps et en argent. Le blocage des eaux usées devient une menace pour la santé à mesure que d’autres maladies liées à une mauvaise évacuation des eaux usées se manifestent. Les sacs en plastique entraînent soit l’infertilité du sol, une fois que les sacs trouvent leur chemin vers les terres arables, soit affectent l’humidité et les réserves de nutriments pour les cultures, ce qui réduit le rendement. Le bétail, la faune et la vie aquatique sont menacés par la mauvaise élimination des sacs en plastique à leur arrivée dans leur système digestif, ce qui agit sur la santé et peut aller entraîner la mort. Les sacs en plastique mal éliminés créent un décor désagréable et un terrain propice à la reproduction d’insectes vecteurs de maladies, comme les moustiques, car l’eau s’accumule à l’intérieur des sacs.

En interdisant l’utilisation du plastique, l’Autorité nationale de gestion de l’environnement a redoublé d’efforts pour faire en sorte qu’un environnement sain pour tous soit un droit et non un privilège, et mérite des félicitations et des éloges et non des critiques.

Longue vie à NEMA.

Andrew Muendo Nyamu, Chargé de Projet Innovations agricoles et Changement climatique

Inades Formation Kenya