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Pemba est un village situé à 48 kilomètres de Turiani dans le district de Mvomero dans la région de Morogoro en Tanzanie. Ses habitants sont des agriculteurs et des éleveurs (y compris des migrants de la tribu Masai).

Les effets du changement climatique ont constitué pour les agriculteurs et les éleveurs un obstacle majeur à leur accès à la sécurité alimentaire pour leur bétail et leurs familles.

Mdimu Kedeko Kikoyo est l’un des rares maasai à s’être engagé dans des activités agricoles. Après avoir fait face à une pénurie alimentaire pour son bétail qui est la principale source de nourriture pour sa famille, il a décidé de s’engager dans des activités agricoles comme alternative pour combler les lacunes, mais sa production était encore insuffisante.

En 2012, il a reçu un dépliant de son ami lui expliquant les services et la formation offerts par Inades Formation Tanzanie. Il a décidé de faire un voyage pour chercher physiquement le bureau afin de suivre les cours par correspondance. Il a reçu environ 18 livrets comprenant la production de maïs, l’alimentation du bétail, l’apiculture, etc. Il a décidé de transformer les connaissances acquises en pratique de temps à autre pour voir si des changements allaient apparaître.

Mdimu Kedeko Kikoyo

Quelques-uns de ses succès

Grâce aux connaissances qu’il a acquises avec le livret de maïs, il a pu augmenter la production de maïs de 5/6 sacs à 18/20 sacs par hectare.

Avec sa femme, ils ont décidé de réserver une acre devant leur maison pour l’utiliser comme parcelle de démonstration afin que les villageois puissent apprendre les meilleures pratiques agricoles qu’ils ont lues dans le livret de maïs.

Grâce aux connaissances acquises, M. Mdimu est maintenant un bon écologiste puisqu’il utilise une petite parcelle de terre pour ses activités agricoles pour obtenir une production suffisante plutôt que de cultiver une grande superficie peu productive.

Grâce à son succès, il a réussi à persuader sa communauté de suivre une formation et de participer à des activités agricoles. Il a également organisé au total 38 Maasai et formé deux groupes de service et de prêt.

Mdimu envisage l’avenir avec sérénité

 » Cette croissance de la production m’aidera à améliorer ma résidence plus tard après la vente du surplus de ma production. Je pourrai également aider ma communauté à s’engager dans de meilleures pratiques agricoles puisqu’avec une petite superficie, on peut obtenir de nombreux produits. De cette façon, je crois que même les pâturages pour notre bétail seront facilement accessibles parce que l’environnement sera préservé « .

Inades-Formation Tanzanie

Les instituts de recherche CSRS (Centre Suisse de Recherche Scientifique), AISA (Association Ivoirienne des Sciences Agronomiques), de soutien à la recherche FIRCA (Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles) et de vulgarisation rurale ANADER (Agence Nationale d’Appui au Développement Rural), la société civile et Inades-Formation ont promptement répondu à l’invitation de la Plateforme d’Action Nationale pour l’Agriculture Familiale en Côte d’Ivoire (PANAFCI) ce 10 février 2019, dans le cadre d’une réunion d’échanges sur les axes prioritaires et stratégies de recherche intégrée en faveur des organisations d’agricultrices et agriculteurs familiaux.
 

Au cours de la rencontre, la PANAFCI a  présenté aux experts présents les préoccupations des acteurs à la base notamment les agricultrices et agriculteurs familiaux  dans l’optique de fournir à la recherche, les éléments fondamentaux pour des réponses adéquates à leurs besoins.  C’est une démarche qui vise ainsi à favoriser une meilleure contribution de la recherche au développement économique et social de la Côte d’Ivoire.
 
La rencontre d’experts a ainsi permis de mieux caractériser les préoccupations agricultrices et agriculteurs familiaux et d’en dégager les axes prioritaires et stratégies de recherche intégrée.
 
Cette première rencontre entre les centres de recherche partenaires de la PANAFCI, la société civile et la PANAFCI se veut le coup de départ d’un groupe de travail synergique entre recherche, vulgarisation et bénéficiaires afin de mieux répondre aux besoins réels de ces derniers composés des organisations de producteurs.

Photo de famille des participants à la rencontre

Inades-Formation / Secrétariat Général / service communication

Le samedi 7 décembre 2019, plus de 1000 femmes se sont mobilisées à Divo dans la région du Lôh Djiboua à l’occasion de la Journée de la Femme Rurale, pilier d’une Côte d’Ivoire sans faim.

Sur le stade de Divo, ce samedi 7 décembre 2019, un portique géant, habillé de feuilles de palmes tissées auxquelles étaient accrochés quelques tubercules et vivriers et encadrée par deux grandes pancartes sur lesquelles l’on pouvait lire le nom de l’événement attendu, des bâches et des chaises dressées de part et d’autre sur l’ensemble du stade, des hommes et des femmes qui s’activent installant leurs produits dans l’espace dédiés à l’exposition, des hôtesses qui se préparent à recevoir participants et invités; ainsi était planté le décor pour la célébration de la deuxième édition de la journée de la femme rurale, pilier d’une Côte d’Ivoire sans faim (JFR).

Pendant ce temps, un millier de femmes, venues des villages de la région du Loh-Djiboua et de la ville de Divo se mettaient en marche pour une caravane de solidarité qui les conduira jusqu’au stade de Divo où elles étaient attendues pour la cérémonie officielle.

La Journée de la « Femme Rurale, pilier d’une Côte d’Ivoire sans faim (JFR) » est un événement de solidarité ville-campagne, un concept d’Inades-Formation, organisé en partenariat avec la PANAFCI (plateforme nationale d’action pour l’agriculture familiale en Côte d’Ivoire).

L’objectif de cette journée est de valoriser le travail des femmes rurales dans l’économie locale et de promouvoir les produits des exploitations agricoles familiales. Elle vise également à promouvoir des liens de solidarité dans les échanges entre les campagnes et les villes et à sensibiliser les décideurs politiques sur les propositions de la PANAFCI pour la promotion et la valorisation de l’agriculture familiale.

L’édition de 2019, tenue le samedi 7 décembre à Divo, est la deuxième du genre, après celle de Daloa en 2018. Elle a été marquée par plusieurs moments forts, notamment une caravane de solidarité, une cérémonie officielle ponctuée d’allocutions des autorités de la ville, un concours culinaire, une cérémonie de remise de dons et l’ouverture de l’espace d’exposition – vente solidaire « Grenier Ivoire ». Chaque moment fort tendait à mettre en avant un aspect particulier des savoirs et savoir faire de la femme rurale.

La caravane de solidarité pour inciter la population à davantage de solidarité avec les femmes du monde rural.

Venues de toute la région du Lôh Djiboua, les femmes rurales, soutenues par leurs consœurs de la ville ont investi les rues de Divo tôt le matin du 7 décembre 2019.

Portant des pancartes et banderoles au nom de leurs associations mais également et surtout marqués de messages spécifiques de plaidoyer, les femmes ont dans une procession au son de la fanfare, sillonnée les rues de Divo jusqu’au stade municipal de Divo où elles ont pris place pour la cérémonie officielle.

Par cette caravane, les femmes rurales, productrices agricoles pour la plupart, mais aussi commençantes, transformatrices et bien d’autres ont voulu rappeler à la population le rôle qu’elles jouent dans la sécurité alimentaire du pays et montrer leur fierté à jouer un rôle si important. Par cette caravane, elles invitent la population à se joindre à elle pour solliciter que davantage d’attention leur soit accordée par les décideurs.

La cérémonie officielle pour présenter contraintes et défis des femmes rurales et appeler les décideurs à l’action

Après la caravane, tous installées sous les bâches du stade municipal, la cérémonie officielle a démarré en présence des représentants de différentes autorités de la région, notamment les représentants du maire de la commune de Divo, du Directeur régional du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER), de la Direction régionale du Ministère des Eaux et Forêts, la Directrice régionale du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE).

Au pupitre, se sont succédé pour les allocutions, la présidente de la plateforme régionale de la PANAFCI du Loh Djiboua, le représentant du maire de la commune de Divo qui a souhaité la traditionnelle bienvenue, la représentante du Directeur Régional du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER), la Directrice régionale du Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE) et la représentante de la présidente de la PANAFCI.

Ces derniers ont, dans leur discours respectifs, rappelé le rôle important de la femme de manière générale et de la femme rurale en particulier dans la gestion des ressources naturelles, la production, la conservation et la transformation artisanale, la commercialisation des denrées alimentaires. Ils ont également reconnu et déploré les contraintes auxquelles ces femmes sont soumises allant jusqu’au bafouement de leur droit et ce malgré le rôle prépondérant qu’elles jouent dans la sécurité alimentaire.

En effet, quand bien même 60 à 80% de la production alimentaire reposerait sur elles, les braves agricultrices et femmes des zones rurales qui produisent, transportent, transforment, commercialisent les produits alimentaire, entretiennent leurs enfants et leurs familles, sont les plus exposées à la pauvreté. Elles sont pour la plupart privées d’accès aux ressources productives notamment à la terre, souffrent d’un manque d’accès aux services financiers, à l’information, à la protection sociale et souvent victimes de discrimination et de violence.

Pour tous ces faits, les intervenants ont réaffirmé leur soutien à la cause des femmes agricultrices et des femmes rurales et rassuré quant à l’engagement de leurs institutions respectives pour la prise en compte des intérêts de la femme rurale.

Après ces allocutions, les femmes ont procédé à un défilé sur la place du stade avec leurs différentes doléances.

Elles demandaient entre autres des mesures spécifiques d’assouplissement fiscal pour les sociétés coopératives du secteur vivrier ; l’allocation par les conseils régionaux de 10% de leur budget au financement de l’agriculture ; la sécurité sociale pour les familles agricoles notamment une assurance maladie, une assurance retraite, une assurance invalidité-décès.

Une vue des autorités locales et publiques

Une cérémonie de remise de dons pour marquer la solidarité entre les villes et les campagnes

Deux structures de prise en charge d’orphelins étaient les récipiendaires des dons alimentaires réalisés au cours de la célébration. Ces dons ont été constitués des différents apports des femmes, des apports des différentes plateformes régionales de la PANAFCI et de l’apport d’Inades-Formation.

Cette cérémonie de remise de don alimentaire symbolisait la solidarité souhaitée entre les populations des villes et celles des campagnes pour une vie digne pour tous et toutes.

Remise Symbolique de don par M. Francis Ngang

« Cuisine de chez nous », le concours culinaire pour faire découvrir les mets locaux

Pendant que ce tenaient la cérémonie officielle de la JFR, 10 candidates s’affrontaient au concours de cuisine. Dénommé « cuisine de chez nous » le concours avait pour objectif encore de montrer le savoir et le savoir faire des braves femmes rurales qui non seulement savent cultiver les produits agricoles mais encore savent les cuisiner et enrichir notre alimentation. Les candidates ont présenté des mets spéciaux de la région du Loh Djiboua destinées à des occasions spécifiques telles que les mariages, baptêmes, etc. Les différentes candidates dont aucune n’a démérité, ont toutes été récompensées.

Visite du grenier ivoire

La cérémonie officielle de la journée de la femme rurale s’est achevée par une visite des stands d’exposition du Grenier Ivoire. Le grenier Ivoire est un espace d’exposition et de vente de produits agricoles où étaient exposés divers produits en provenance des différentes régions où sont installées la PANAFCI. Ces produits agricoles, transformés et non transformés sont le fruit du travail des organisations agricoles membres de la PANAFCI.

Ainsi, pouvait-on voir sur les tables, des produits vivriers et des produits maraîchers (gombos, aubergines, banane, piments, igname, patate, taro, différentes variétés locales de riz, etc.), des fruits, produits transformés (huile rouge, concentré de jus de passion, dêguê aux grains de banane, farine infantile de maïs et de soja, etc.), etc. Les participants ont fait de nouvelles découvertes dont le couscous de grains de banane. Les exposants ont présenté leurs produits aux visiteurs en expliquant les conditions de production et leur valeur en termes de qualité nutritive, médicinales, gustatives, etc.

Ce fut également l’occasion de déguster des mets à base de vivre de souveraineté offert par Inades-Formation. Croquettes salées de sorgho au fromage, biscuit de mil, croquettes sucrées de mil au curcuma, cake de mil aux noix de cajou, cassoulet de haricot/niébé, composé haricot soja, coucous de fonio aux légumes, boulette de poisson marinée à la farine de sorgho, jus de mil appelé zom-com, bouillie épicée de mil-sorgho, etc. sont quelques uns des mets proposés à la dégustation.

Cette journée riche en symboles a été réalisée grâce à l’appui financier de Misereor, Alboan, CCFD Terre solidaire, l’agence basque de coopération pour le développement et le Forum Rural Mondial.

Voir la gallérie photos

Inades-Formation – service communication