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Préoccupé par la question de l’emploi des jeunes, Inades-Formation Rwanda est l’un des partenaires du Gouvernement du Rwanda dans le programme national de l’emploi dont le principal objectif est de résoudre le problème de l’emploi des jeunes.

Ainsi,  Inades-Formation Rwanda a organisé une formation sur la transformation des fruits au profit des jeunes, avec en plus des notions sur l’entrepreneuriat.

En effet, cette thématique a été choisie parce qu’il était nécessaire de trouver des alternatives à la conservation et l’écoulement de la production des fruits et légumes qui exigent une consommation immédiate sous peine d’être perdue.

Aussi, l’implication des jeunes dans la transformation a donc été retenue comme une réponse à cette problématique qui avait été posée par les différents bénéficiaires.

 

Jeunes formés à la transformation de fruits

Les bénéficiaires de cette formation sont 163 jeunes issus de 33 coopératives partenaires du projet d’appui à la promotion de l’agriculture familiale, genre et promotion de l’environnement financé par ALBOAN, dont 89 filles (54.6%) et 74 garçons (45.4%).

Ces derniers sont issus des familles pauvres, n’ayant pas pu terminer leurs études secondaires.

La formation a porté sur les modules suivants :

  • La fabrication du jus d’ananas et du jus mixte en deux catégories (ananas, maracuja et prunes ; ananas et betteraves),
  • La fabrication du vin d’ananas et du vin de bananes,
  • La fabrication de la confiture d’ananas, de bananes, de mangues et de papayes

Pour donner suite à la formation, les jeunes issus de chaque coopérative partenaire ont obtenu un kit leur permettant de démarrer la transformation de fruits locaux comme ils l’ont appris.

A la réception des kits, les jeunes assistent à une séance de démonstration dans l’utilisation des machines

Inades-Formation Tchad, Inades-Formation Cameroun et leurs partenaires ont lancé la mise en œuvre du projet d’appui au renforcement de la résilience et la cohabitation pacifique des communautés du Bassin du Lac Tchad.

C’est est un projet transfrontalier d’accompagnement de la résilience des groupes de jeunes à travers le développement entrepreneurial du maraîchage et de la pêche dans un environnement sécurisé, par l’apprentissage, l’adoption et l’innovation des instruments de production et d’accès aux marchés.

Il a qui a pour objectif de soutenir les populations de sept arrondissements/sous-préfectures du Cameroun et du Tchad, les plus vulnérables à s’organiser et à prendre des dispositions collectives pour la sécurité de leurs territoires, la cohabitation pacifique et l’amélioration de leurs moyens d’existence.

 

En effet, dans le Bassin du Lac Tchad, la pauvreté s’accentue et s’enracine davantage dans les ménages, malgré les efforts consentis par les Gouvernements concernés et les partenaires au développement, pour améliorer le bien-être des populations, en majorité constituées de jeunes.  Dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, seul 24 % de la population vit en zones urbaines. Au Tchad, seulement 21,8% de la population vit en ville.

L’agriculture, l’élevage, la pêche et le commerce (interne et transfrontalier), constituent l’essentiel des moyens d’existence de cette population, principalement des populations riveraines du fleuve Logone au Cameroun et au Tchad.

Dans cet espace rural frontalier, les ménages sont confrontés à des pénuries alimentaires dues au changement climatique. La zone connaît, soit des sécheresses, soit des inondations, qui perturbent les productions agricoles et animales. Une menace climatique aggravée par l’insécurité qui règne dans la région, suite aux actes terroristes.

 

Le projet devra conduire :

  • à l’amélioration de la situation sécuritaire des 7 arrondissements/ sous-préfectures du Cameroun et du Tchad  grâce aux actions collectives des populations.
  • à l’amélioration des moyens d’existence des populations des sept arrondissements/sous-préfectures du Cameroun et du Tchad, surtout les jeunes.
  • les populations des 03 régions du Cameroun et du Tchad à jouir davantage des libertés publiques, libertés d’entreprendre et liberté de circulation.

 

Le projet est mis en œuvre dans les arrondissements de Kousseri, Logone Birni et Mora au Cameroun, et dans les sous-préfectures de Loumia, Logoun Gana, Ndjamena Fara et Mani au Tchad.

Le groupe cible du projet est constitué des populations jeunes vivant dans les trois arrondissements  et les 4 sous-préfectures.

 

Sont partenaires porteurs du projet :

  • Comités de développement cantonaux (Cameroun)
  • Associations de développement cantonales (Tchad)
  • Groupes de jeunes maraîchers
  • Groupes de pêche des jeunes
  •  Groupements villageois d’épargne et crédit
  • Plateformes régionales de plaidoyer

Plus d’une cinquantaine d’acteurs du secteur agricole de 6 pays (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal et Togo) de l’Afrique de l’ouest se sont retrouvés à Lomé pour une rencontre d’échange sur la formation agricole.

Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre du projet de « Capitalisation de l’expérience de formation agricole à distance de jeunes ruraux en Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Côte d’Ivoire et Togo) » mise en œuvre avec l’appui financier de la CEDEAO à travers son Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA).

La rencontre avait pour objectif de diffuser et partager les résultats de cette expérience de plus de 50 ans, en vue d’identifier les axes de mise à l’échelle et de plaidoyer pour un meilleur accès des producteurs Ouest africains à la formation professionnelle agricole.

Ce projet dont la problématique repose sur la formation professionnelle agricole des jeunes ruraux répond à un double défi :

  • améliorer la nutrition en garantissant les conditions pour une bonne production agricole et
  • contribuer à l’insertion socio professionnelle des jeunes paysans en Afrique de l’Ouest.

En effet, l’agriculture constitue un secteur clé du développement et absorbe plus de 70% de la population en Afrique. Malheureusement cette population majoritairement jeune manque de formation professionnelle dans le secteur agricole pour transformer cette agriculture de substance en agriculture d’exportation.

Intervention des Directeurs des Bureaux nationaux d’Inades-Formation Togo et Burkina

C’est à ce titre que Inades-Formation apporte sa contribution par un système de renforcement des compétences et capacités des jeunes producteurs agricoles pour leur auto promotion. De façon concrète, le système est basé sur les cours par correspondance (CPC) avec un objectif d’autoformation : « se former soi-même, chez soi, dans un système éducatif, ou dans des groupes sociaux, ou autres ».

Ainsi, Inades-Formation, par le biais dudit projet, décide de partager son expérience de production de ressources pédagogiques et d’approches de formation des jeunes développées dans les pays par le réseau Inades-Formation et diffuser cette expérience au niveau sous-régional afin de favoriser un meilleur accès des petits producteurs d’Afrique de l’Ouest à des formations professionnelles de qualité.

Cet atelier sous régional a été précédé par une analyse nationale sanctionnée par des ateliers nationaux dans les trois pays concernés par le projet en août et septembre 2017.

Outre le partage d’expériences des trois pays, l’atelier a bénéficié du partage des expériences de six (6) autres structures intervenant dans le domaine. Il s’agit de 2IE, CIPA (Sénégal), de CED-Bénin, Projet WAPP, et du CIDAP et de l’INFA de Tové du Togo.

Parmi la cinquantaine de participants, on note la présence du Représentant du Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Hydraulique (MAEH), du Représentant de l’ARAA, du Directeur Régional de (DRAEH), du Président du Conseil d’Administratif d’Inades-Formation

Togo, les anciens et actuels apprenants et des partenaires de différentes structures publiques et privées travaillant sur la thématique.

 

Présidium de la cérémonie d’ouverture

 

Le Représentant du Ministre de l’Agriculteur, de l’Élevage et de l’Hydraulique (MAEH) qui a ouvert les travaux dudit atelier a salué la participation de tous les acteurs venus de divers horizons de la sous- région avant d’affirmer le constat selon lequel le métier d’agriculteur n’est pas suffisamment valorisé dans la plupart de nos pays et que les jeunes sont poussés à vider le monde rural au profit des villes dans une perspective économique et social prometteuse qui n’est parfois qu’une illusion.  Il a invité les participants à partager de manière dynamique leurs expériences afin de trouver des solutions idoines aux questions de développement agricole et en particulier à la formation agricole et rurale.

Dans leurs interventions, le Représentant de l’ARAA, et le Président du Conseil d’Administration d’Inades-Formation Togo ont mis l’accent sur le défi que constitue la formation agricole dans la réalisation de la Politique Agricole Commune (PAC) de la CEDEAO à travers le PASANAO et dans la mise en œuvre de la politique agricole nationale du Togo à l’horizon 2030.

Une vue des participants

Dans ses grandes conclusions, l’atelier sous régional a réitéré des constats relevés au niveau des analyses réalisées dans les trois (3) pays concernés et des expériences partagées par les partenaires présents. Au regard de ces constats, l’atelier a formulé des recommandations à l’endroit d’Inades-Formation et de ses partenaires dont la principale est de « Relancer le dispositif de formation à distance d’Inades-formation à travers un projet à adresser à l’ARAA et à d’autres acteurs (Etats, PTF, etc.) ».

Les assises de Lomé, meublées par des exposés, des travaux de groupe et des plénières, se sont soldés par la validation d’un document de capitalisation dont les acteurs attendent la diffusion et la valorisation.

Photo de famille des participants à l’atelier