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Inades-Formation Burundi vient de conduire des sessions de concertation des organisations de la société civile œuvrant dans le secteur agricole pour échanger et planifier conjointement la Campagne baptisée « Campagne Conscience AlimenTERRE  » au Burundi d’ici 2025. Sous la facilitation du chargé du plaidoyer au Secrétariat Général d’Inades-Formation, Monsieur Pascal BARIDOMO en mission de travail au Burundi, les travaux ont été organisés en dates du 20 au 24 septembre 2021 dans les enceintes de la Détente à Bujumbura non loin du lac Tanganyika.

L’équipe d’Inades-Formation Burundi avec les représentants des organisations membres du Groupe de Plaidoyer Agricole « GPA » /CNAF-Burundi se sont rencontrés pour d’abord s’approprier collectivement les enjeux du droit à une alimentation saine et durable d’une part, et ceux de la Décennie des Nations Unies en faveur de l’Agriculture Familiale « DNUAF » d’autre part. Tout le monde s’est accordé que la campagne constitue une opportunité pour débattre les questions pertinentes en vue de proposer des alternatives durables.

En effet, il se dégage que la toxicité des pesticides et fertilisants chimiques de synthèse pour les humains et pour l’environnement, constitue une atteinte au droit à l’alimentation saine et durable . Il y a aussi le défi de systèmes agricoles et alimentaires qui prennent en compte la déclaration universelle sur les droits de l’homme, le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels (PIDESC) et différents instruments internationaux comme les conventions /traités de régulation sur la circulation et l’utilisation des intrants chimiques de synthèse dans l’agriculture.

Ouverture par le Directeur d’Inades-Formation Burundi, Mr NIGEZE Joseph accompagné par le Président du FOPABU-Voix des paysans

La « Campagne Conscience AlimenTERRE » couvre dix pays d’interventions du réseau Inades-Formation. Son objectif est de contribuer à la concrétisation, dans les pays africains, du droit des populations à une alimentation suffisante, saine et durable, à travers une citoyenneté alimentaire accrue et une veille active aux respects des obligations des Etats en la matière, accordant une attention particulière aux droits des personnes et des groupes les plus vulnérables. Sur le plan conceptuel, la mise en œuvre de la campagne repose sur deux piliers de travail à savoir :

  • L’Education à la citoyenneté alimentaire pour une meilleure prise de conscience des agriculteurs, travailleurs agricoles et consommateurs en matière de changement de comportement au profit des systèmes agricoles et alimentaires qui prennent soin de l’environnement (sols, eaux, biodiversité, air) , de la santé humaine et de l’identité culturelle ;
  • Le suivi citoyen des programmes et politiques publiques en faveur d’une alimentation saine, suffisante et durable pour tous.

Sur la base de ces deux piliers ci-haut, les participants ont défini des éléments de la matrice de faisabilité de la consolidation du mouvement paysan capable de défendre l’agriculture familiale et les systèmes alimentaires sains et durables. Pour y arriver, ils ont dégagé des éléments du plan d’action portant sur la campagne d’information, de sensibilisation, de plaidoyer et de consolidation d’un mouvement citoyen autour des enjeux du droit à une alimentation saine et durable pour tous et toutes. Après l’analyse des opportunités, des risques, des forces et faiblesses, des pistes d’actions ont été formulés. Dans l’esprit de consolider les efforts et songer aux tactiques de plaidoyer visant l’atteinte des résultats, les participants ont fait la cartographie des cibles , des alliés et des parties prenantes.

Enfin, ils ont dressé un calendrier indicatif pour la collecte de tous les outils de communication de la Campagne Conscience AlimenTERRE, ont réfléchi sur les stratégies de plaidoyer et la répartition des tâches.

Le chargé du plaidoyer au Secrétariat Général d’Inades-Formation, Mr BARIDOMO Pascal facilite les activités

Signalons que la campagne « Conscience AlimenTERRE » est déjà lancée dans certains autres pays d’implantation d’Inades-Formation, notamment en Côte d’Ivoire, au Burkina Fasso et en République Démocratique du Congo. Dans les autres pays, le lancement est en cours de préparation.

Au Burundi, le lancement de la « Campagne Conscience AlimenTERRE » est projeté au mois de novembre 2021. L’objectif de la campagne est d’éveiller la conscience autour du droit à l’alimentation saine et durable pour toutes et tous, en ce qui concerne la disponibilité de la nourriture, l’accessibilité (économique et physique), l’adéquation de la nourriture et sa durabilité. La campagne se conduit autour du slogan : « L’Alimentation est un droit et manger, un vote ».

Photo de famille des participants membres des faitières

Valorisation des vivres de souveraineté à travers le développement de l’entrepreneuriat collectif agricole autour des filières fonio, mil et sorgho au centre et nord de la cote d’Ivoire

 

Inades-Formation s’est engagé résolument pour la promotion des systèmes alimentaires basés sur l’agriculture familiale. De tout temps engagé pour l’agriculture paysanne, ce choix a été motivé par la persistance des crises alimentaires dans le monde et particulièrement en Afrique, le changement climatique et ses conséquences, la menace de l’agro-business qui dépossède les petits producteurs, la tendance à l’uniformisation des systèmes alimentaires qui expose les populations des pays du Sud à la perte de la diversité alimentaire et les rend de plus en plus dépendants des produits d’exportation.

Face à ce triste tableau, il est primordial d’œuvrer pour la conservation de la souveraineté alimentaire des pays du Sud. Toute chose qui passe par la promotion des vivres de souveraineté et la transition agro-écologique.

C’est donc à cette fin qu’est lancé le projet de Valorisation des vivres de souveraineté pour une alimentation suffisante, saine, durable des populations.

Le projet s’exécute dans 8 pays du réseau Inades-Formation et a pour objectif de contribuer à la promotion des systèmes alimentaires basés sur l’Agriculture familiale pour une vie digne pour toutes et tous. Il vise spécifiquement à améliorer durablement le niveau de productivité et de consommation des vivres de souveraineté dans les zones d’intervention ; à mettre en place et développer des mécanismes durables de gestion du marché et de consommation des produits alimentaires locaux ; à inciter les politiques publiques à prendre en compte la promotion des systèmes alimentaires base sur l’agriculture familiale et des vivres de souveraineté en particulier.

Outre des formations, expérimentations et partage d’expériences en matière de bonnes pratiques culturales, de stratégies efficaces de mise en marche, des sensibilisations à produire et consommer les vivres de souveraineté, des plaidoyers pour le développement de l’agriculture familiale, le projet prévoit des actions pour renforcer l’accès au financement des producteurs et productrices à travers le développement de structures de microfinance communautaire, basés sur la solidarité au sein de la communauté.

Les vivres de souveraineté sont les produits alimentaires d’origine végétale et animale, historiquement ancrés dans les habitudes alimentaires des populations d’une région donnée, dans les échanges commerciaux, dans les pratiques culturelles. Ils sont reconnus pour leur résistance aux changements climatiques, leur qualité nutritionnelle, leur faible dépendance vis-à-vis des intrants de synthèse et leur rôle important dans la dynamisation de l’économie locale. Au total quatre (4) cultures vivrières ont été retenus pour l’ensemble des pays concernés : le Haricot/Niébé, le Sorgho, le Fonio, le Mil et un (1) produit d’élevage : le poulet local.

Trois (3) cultures de souveraineté seront valorisées en Côte d’Ivoire dans les régions de la BAGOUE (Tengrela), du TCHOLOGO (Ferkessédougou) et du GBEKE (Bouaké) à savoir le fonio, le mil et le sorgho.

Les années précédentes, Inades-Formation Côte d’Ivoire avait mené des actions en vue de raviver l’intérêt des populations de Tengrela pour la culture du fonio et en améliorer la production. Ce projet permettra ainsi de consolider les acquis et de poursuivre les actions

 

Les bénéficiaires directs sont principalement les producteurs, vendeurs, transformateurs et consommateurs du fonio, du mil et du sorgho des zones d’exécution du projet. Certains aspects du projet toucheront également les adhérents des 4 Fonsdev déjà existants dans les régions du Sud-Comoé et du Gbêkê.

Le projet durera trois ans, de 2017 à 2019.

Partenaire financier

KZE/MISEREOR

Le projet de Valorisation des vivres de souveraineté pour une alimentation suffisante, saine, durable des populations est un projet qui répond au positionnement d’Inades-Formation pour la souveraineté alimentaire. Il s’exécute dans 8 pays du réseau Inades-Formation et a pour objectif de contribuer à la promotion des systèmes alimentaires basés sur l’Agriculture familiale pour une vie digne pour toutes et tous.

Le projet vise spécifiquement à améliorer durablement le niveau de productivité et de consommation des vivres de souveraineté dans les zones d’intervention ; à mettre en place et développer des mécanismes durables de gestion du marché et de consommation des produits alimentaires locaux ; à inciter les politiques publiques à prendre en compte la promotion des systèmes alimentaires base sur l’agriculture familiale et des vivres de souveraineté en particulier.

Sont qualifiés de vivres de souveraineté, les produits alimentaires d’origine végétale et animale, historiquement ancrés dans les habitudes alimentaires des populations d’une région donnée, dans les échanges commerciaux, dans les pratiques culturelles. Ils sont reconnus pour leur résistance aux changements climatiques, leur qualité nutritionnelle, leur faible dépendance vis-à-vis des intrants de synthèse et leur rôle important dans la dynamisation de l’économie locale. Au total quatre (4) cultures vivrières ont été retenus pour l’ensemble des pays concernés : le Haricot/Niébé, le Sorgho, le Fonio, le Mil et un (1) produit d’élevage : le poulet local.

Deux cultures de souveraineté seront valorisées dans les provinces Kirundo et Cibitoke, situées respectivement au Nord et à l’Ouest du Burundi à savoir le Haricot et le Sorgho.

Le projet comporte également un volet institutionnel visant à permettre le développement des capacités institutionnelles du réseau Inades-Formation en tant que courant de pensée et mouvement social au service du bien commun et contribuer efficacement à la transformation de la société.

Partenaires financiers

KZE/MISEREOR