Dans le cadre de son engagement pour une agriculture durable et équitable, INADES-Formation Burkina a franchi une étape importante en faveur de l’autonomisation des femmes rurales dans les villages de Bitiako et de Souri. Avec l’implication de leaders communautaires, des actes de donation des terres rurales ont été officiellement signés au profit de certaines femmes, assurant ainsi un acquis essentiel pour le développement agricole local.
INADES-Formation Burkina a organisé, les 27 et 28 novembre 2025, des sessions de signature d’actes de donation de terres rurales à des femmes dans les villages de Bitiako et de Souri, à Dédougou, chef-lieu de la région de Bankui. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Égalité des genres par l’agroécologie menée par les femmes en Afrique de l’Ouest (EGALE-AO) ». Ce projet, mis en œuvre avec l’appui financier d’Inter Pares et d’AMC (Affaires mondiales Canada), vise entre autres à sécuriser l’accès des femmes à des terres agricoles, condition indispensable à une production durable et à leur autonomisation économique.
![]() La première session s’est déroulée à Bitiako, en présence des autorités coutumières, des propriétaires terriens et des femmes bénéficiaires. Après la lecture des procès-verbaux, des échanges ont permis de clarifier les engagements consignés dans les documents. À l’issue des discussions, les procès-verbaux ont été validés et signés par l’ensemble des parties prenantes, officialisant ainsi l’accès sécurisé des femmes aux terres concernées. À Souri, la même dynamique a été observée. Autorités coutumières, propriétaires terriens et membres des coopératives féminines se sont réunis pour procéder à la lecture, à la validation et à la signature des procès-verbaux, dans un esprit de dialogue et de consensus.
Pour les femmes bénéficiaires, cette formalisation constitue une avancée majeure. « Aujourd’hui, avec ce procès-verbal signé, nous sommes rassurées et fières de savoir que nous disposons désormais d’une terre que nous pouvons exploiter dans la durée en toute sérénité », confie Lougué Mariam, présidente de la coopérative Wolamba de Bitiako.
Selon Ida Sandrine Drabo, chargée de mobilisation communautaire à INADES-Formation Burkina, la sécurisation foncière répond à une problématique centrale. « Les femmes avaient souvent accès à la terre, mais il s’agissait généralement de terres dégradées qui étaient souvent retirées après des années d’effort de restauration à travers des pratiques agroécologiques. Cette situation limitait fortement leur capacité à produire durablement et à s’autonomiser », explique-t-elle.
![]() Les autorités coutumières et les propriétaires terriens ont salué cette initiative, soulignant son importance pour la cohésion sociale et le développement local. À Souri, Boureima Kindo, propriétaire terrien, met en avant l’intérêt collectif de la démarche : « J’ai choisi de donner accès à la terre aux femmes, car cela sera bénéfique à la fois pour les familles et pour le village tout entier. »
À Bitiako comme à Souri, la signature des accords fonciers revêt une valeur sociale et coutumière, car elle a rassemblé les chefs du village et leurs ministres, les chefs de terre, les conseillers de développement et fonciers, les propriétaires terriens avec leurs témoins, ainsi que les femmes des coopératives. Au-delà de cette reconnaissance traditionnelle, la signature de ces actes formels de donation marque une avancée concrète pour les femmes En disposant désormais d’un accès sécurisé à la terre, elles peuvent mieux organiser leurs activités agricoles, investir sur le long terme et améliorer leurs productions, au bénéfice de leurs familles et de l’ensemble de la communauté. Julio Yaméogo
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