Mini forum national, les produits certifiés bio prouvent que le “consommé sain” prend racine au Cameroun

Exposition des produits certifiés bio par les SPG
Exposition des produits certifiés bio par les SPG

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Exposés lors du forum national sur l’importance de l’agriculture biologique, les produits certifiés bio à travers des Systèmes Participatifs de Garantie ont illustré les avancées d’une filière locale en quête de reconnaissance, de confiance et de débouchés.

Au-delà des panels techniques et des échanges entre experts, l’un des visages les plus concrets du Mini Forum national sur l’importance de l’agriculture biologique avec les membres du COAM et d’autres acteurs de l’agriculture biologique s’est révélé dans les allées de la mini foire d’exposition. Sur les stands dressés pour l’occasion, des produits agricoles et transformés certifiés bio à travers des Systèmes Participatifs de Garantie (SPG) ont attiré l’attention des visiteurs, illustrant de manière tangible les avancées de l’agriculture biologique au Cameroun.

Dans cet espace vivant et pédagogique, fruits, légumes, épices, produits transformés et autres denrées issues de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement ont été présentés au public. Mais au-delà de leur qualité apparente, c’est surtout leur traçabilité, leur mode de production et leur garantie de conformité aux principes du bio qui ont retenu l’intérêt des consommateurs, de plus en plus soucieux de ce qu’ils mettent dans leurs assiettes.

Au cœur de cette dynamique, les Systèmes Participatifs de Garantie (SPG) apparaissent comme un mécanisme adapté aux réalités locales. Basés sur la participation active des producteurs, des consommateurs, des organisations d’accompagnement et d’autres acteurs de la chaîne de valeur, les SPG permettent de garantir la qualité biologique des produits à travers un processus collectif, transparent et crédible.

Dans le cadre du mini forum, ces produits certifiés ont offert une démonstration concrète de ce que peut être une agriculture biologique organisée, contrôlée et valorisée sur le marché local. Pour les organisateurs, cette exposition n’avait pas seulement une vocation commerciale ; elle constituait aussi un outil de sensibilisation destiné à rapprocher les consommateurs des producteurs et à renforcer la confiance autour des produits biologiques disponibles au Cameroun.

Des produits qui racontent un autre modèle agricole

Les stands du forum ont ainsi donné à voir un autre visage de l’agriculture : celui de producteurs engagés dans des pratiques agricoles qui limitent l’usage des intrants chimiques de synthèse, valorisent les ressources locales et s’inscrivent dans une logique de durabilité. À travers les produits exposés, c’est tout un modèle de production plus respectueux de la santé humaine, des sols et des écosystèmes qui a été mis en avant.

Pour plusieurs visiteurs, cette présence des produits certifiés bio au sein du mini forum a permis de rendre plus concret un débat souvent perçu comme technique ou réservé aux spécialistes. Ici, l’agriculture biologique ne se résume plus à un concept : elle se voit, se touche, se goûte et s’explique à travers des produits réels, issus du travail de producteurs locaux.

Le COAM au cœur de la valorisation des produits biologiques

Cette vitrine des produits certifiés s’inscrit dans la mission portée par le Cameroon Organic Agriculture Movement (COAM), qui œuvre à la promotion de l’agriculture biologique, à la structuration des acteurs, à la certification des opérateurs et à la facilitation de l’accès au marché pour les produits bio. À travers ce type d’exposition, le COAM contribue à renforcer la visibilité des produits certifiés et à créer un lien direct entre les opérateurs biologiques et les consommateurs.

L’enjeu est de taille : dans un contexte marqué par la montée des préoccupations sanitaires et alimentaires, la disponibilité de produits biologiques certifiés localement représente un signal fort pour le développement d’un marché national du bio plus crédible et plus accessible.

En mettant en avant des produits certifiés bio par des SPG, le mini forum national a aussi rappelé que le développement de l’agriculture biologique ne dépend pas uniquement des producteurs ou des structures d’accompagnement. Il repose également sur l’adhésion des consommateurs, appelés à jouer un rôle central dans la consolidation de cette filière en faisant des choix alimentaires plus responsables.

Cette mini foire a ainsi permis de faire dialoguer deux mondes souvent séparés : celui de la production et celui de la consommation. Et pour les organisateurs, c’est précisément dans cette rencontre que se construit l’avenir d’une agriculture biologique capable de répondre à la fois aux défis de santé, de durabilité et de souveraineté alimentaire.

Quand le bio devient visible, crédible et accessible

À travers les produits exposés, le mini forum national a démontré que l’agriculture biologique au Cameroun n’est pas une ambition lointaine, mais une réalité déjà en marche. Les Systèmes Participatifs de Garantie, en offrant un cadre local de reconnaissance et de confiance, participent à cette transformation en rendant les produits biologiques plus visibles, plus crédibles et progressivement plus accessibles au plus grand nombre.

 

Marguerite MOMHA, Communication INADES-Formation Cameroun

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Projet ABCD2

Projet ABCD-Un élève un arbre COP28

1. Titre du projet

Accompagnement de la mise à l’échelle des expériences développées par les communautés et des dynamiques de suivi citoyen des politiques publiques en réponse au problème du changement climatique en Afrique subsaharienne (dit projet ABCD 2)

2. Resumé

Le projet de mise à l’échelle des expériences communautaires et dynamiques de suivi citoyen des politiques publiques face au changement climatique en Afrique subsaharienne est la continuation d’un premier projet de capitalisation desdites expériences.

En effet, en 2022, sur financement de l’Agence Basque de Coopération au Développement (ABCD), Inades-Formation a mené le projet « Etude-capitalisation des bonnes pratiques face aux défis du changement climatique et gouvernance locale en Afrique subsaharienne », qui a permis de capitaliser 50 expériences dont 31 expériences d’adaptation au changement climatique et 19 expériences de gouvernance dans 11 pays en Afrique sub-saharienne.

Sur la base des acquis de ce projet pilote, quelques réalités vivantes sur les efforts des communautés en matière de lutte contre les problèmes posés par le changement climatique en Afrique ont pu être décelées et capitalisées. Elles ont été développées par une diversité d’acteurs dont des services publics spécialisés sur la gestion de l’environnement et du changement climatique, les organisations de la société civile et les organisations paysannes.

Dans le cadre de cette deuxième phase du projet dont la durée est de 30 mois (2022-2024), l’idée est de (i) mettre à l’échelle ces bonnes expériences développées par les communautés dans les pays Africains, en matière d’adaptation, atténuation et résilience face au changement climatique et de (ii) soutenir les dynamiques de suivi citoyen des cadres politiques et réglementaires associés.

Projet ACF-AO

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1. Titre du projet

Projet action climatique féministe – Afrique de l’ouest ACF-AO

2. Resumé

Le Projet « Action climatique féministe en Afrique de l’Ouest » est mis en œuvre en Côte d’Ivoire pour contribuer efficacement à la résilience et à lutte contre les effets du changement climatique par les communautés côtières et insulaires écologiquement sensibles avec un accent particulier sur les femmes rurales et le jeunes. 

Il renforcera les capacités des communautés, des femmes et des jeunes en particulier, pour la mise en œuvre de stratégies de protection de la biodiversité et d’écosystèmes notamment par l’adoption de pratiques agroécologiques, la diversification énergétique et des plaidoyers. Il permettra de renforcer la participation des femmes rurales et des jeunes à la gouvernance locale de la biodiversité et l’action climatique.

Financé par Affaires mondiales Canada | Global Affairs Canada, le projet ACF AO se déroule en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau, au Sénégal et au Togo.

Il est piloté en Côte d’Ivoire par SUCO et Inades-Formation – Secrétariat Général.

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