Dans les zones rurales de la province du Mayo-Kebbi Ouest, les jeunes filles et les femmes vulnérables font face à de nombreux obstacles qui limitent leur inclusion sociale et économique. Pour répondre à ces défis, une initiative soutenue par la Banque mondiale mise sur la formation, l’accès aux opportunités économiques et la valorisation de métiers porteurs afin de renforcer durablement leur autonomie.
Dans les zones rurales de la province du Mayo-Kebbi Ouest, les jeunes filles et les femmes vulnérables sont confrontées à de multiples défis limitant leur inclusion sociale et économique. L’accès restreint à la formation professionnelle, aux opportunités d’emploi et aux ressources productives, combiné aux normes sociales défavorables, à la pauvreté et aux mariages précoces, freine leur pleine participation au développement local.
Face à ces réalités, le projet pour l’Autonomisation des Femmes et le Dividende Démographique en Afrique Subsaharienne avec le soutien technique du programme SWEED+, financé par la Banque Mondiale à travers son axe dédié au développement des opportunités économiques et à l’inclusion financière des femmes, œuvre à réduire ces inégalités structurelles. Il promeut des actions concrètes de renforcement des capacités techniques et économiques des jeunes filles et des femmes, en particulier en milieu rural.
C’est dans cette dynamique que le consortium composé d’INADES-Formation Tchad, d’ESPOIR et d’ADC, partenaires de mise en œuvre du projet dans la province, s’engage à valoriser des métiers porteurs encore peu accessibles aux femmes, notamment l’agriculture, l’élevage et la pisciculture. Ces filières, en pleine expansion grâce à la demande croissante en produits agrosylvopastoraux locaux, offrent de réelles perspectives d’auto-emploi, de création de revenus et de sécurité alimentaire.

À travers une approche inclusive et transformative, l’initiative vise à renforcer les compétences techniques des bénéficiaires, à déconstruire les stéréotypes de genre liés aux métiers dits masculins et à positionner les jeunes filles comme des actrices clés du développement rural durable. L’accent est mis sur des techniques simples, adaptées au contexte local et respectueuses de l’environnement, favorisant la résilience face aux défis climatiques et économiques.
En facilitant l’accès aux connaissances, aux ressources productives et aux réseaux locaux, cette action contribue durablement à l’autonomisation économique des femmes de la Province du Mayo-Kebbi Ouest et à l’amélioration des conditions de vie des communautés rurales.
Fatime NDJABA, communication INADES-Formation Tchad


