Mini forum national sur l’agriculture biologique : INADES-Formation Cameroun appelle à une mobilisation autour d’une alimentation saine

Madame BALKISSOU MOUSSA Epse MAMANE, Directrice par Intérim d’INADES-Formation Cameroun
Madame BALKISSOU MOUSSA Epse MAMANE, Directrice par Intérim d’INADES-Formation Cameroun

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Réunis à Yaoundé du 26 au 27 mars 2026, les membres du COAM et plusieurs acteurs de l’agriculture biologique participent à un mini forum national organisé par INADES-Formation Cameroun pour promouvoir une agriculture plus saine, résiliente et performante.

C’est par un appel fort à la responsabilité collective autour de la qualité de l’alimentation et de la santé publique que s’est ouvert, ce jeudi 26 mars 2026 à Yaoundé, le Mini Forum national sur l’importance de l’agriculture biologique avec les membres du COAM et d’autres acteurs de l’agriculture biologique. À l’initiative de l’INADES-Formation Cameroun, cette rencontre de deux jours, placée sous le thème « Co-construire les savoirs pour une agriculture biologique résiliente et performante », se veut un espace de réflexion, d’apprentissage et de mobilisation en faveur d’une agriculture plus durable.

Dans son discours de bienvenue, la Directrice par intérim d’INADES-Formation Cameroun a donné le ton de cette rencontre en soulignant les enjeux sanitaires et alimentaires qui rendent aujourd’hui l’agriculture biologique plus pertinente que jamais. Devant les partenaires des organisations de mises œuvre du projet Pôle de Connaissances pour l’Agriculture Biologique et l’Agroécologie en Afrique Centrale, le Président du Réseau de Promotion de l’Agroécologie au Cameroun, les responsables des organisations membres et les nombreux participants, elle a rappelé que la montée des maladies liées à l’alimentation interpelle de plus en plus les consommateurs sur la qualité des produits qu’ils consomment.

S’appuyant sur des données évoquées dans son allocution, elle a mis en évidence un constat préoccupant : la progression de certaines pathologies et les risques liés à l’exposition aux substances toxiques issues de l’alimentation renforcent les attentes des populations en matière de sécurité sanitaire des aliments. Pour la responsable, cette réalité explique en grande partie l’intérêt croissant pour les produits biologiques et les exigences de plus en plus fortes sur le contrôle, la qualité et la traçabilité des denrées alimentaires mises sur le marché.

À travers ce discours, la Directrice par intérim a ainsi replacé l’agriculture biologique au cœur d’un débat qui dépasse la seule production agricole. Il s’agit, selon elle, d’un enjeu de santé publique, de protection des consommateurs et de durabilité des systèmes alimentaires. Dans cette perspective, elle a insisté sur la nécessité d’organiser et de structurer les initiatives existantes afin d’offrir aux populations des produits plus sains, tout en soutenant les producteurs engagés dans des pratiques respectueuses de l’environnement.

Son intervention a également permis de rappeler le rôle stratégique du Cameroon Organic Agriculture Movement (COAM), présenté comme le groupe thématique de certification biologique du REPAC, impulsé par INADES-Formation Cameroun dans le cadre du projet Pôle de Connaissances pour l’Agriculture Biologique et l’Agroécologie en Afrique Centrale (PCAC). À travers cette dynamique, l’objectif est de mettre en place un cadre crédible et consensuel de certification des produits biologiques, capable de renforcer la confiance des consommateurs et de faciliter l’accès aux marchés pour les opérateurs de la chaîne de valeur biologique.

Dans une adresse à la fois institutionnelle et mobilisatrice, la Directrice par intérim a exprimé le souhait que ce mini forum soit un véritable espace de co-construction des savoirs. Elle a appelé les participants à faire de ces deux journées un moment de partage utile, d’enrichissement mutuel et de consolidation des efforts déjà engagés autour du bio au Cameroun. Échanges, débats, expositions et réseautage, a-t-elle laissé entendre, devront permettre d’aboutir à des pistes d’action concrètes pour renforcer la filière.

Au-delà des mots, ce discours d’ouverture a surtout posé les bases d’un engagement clair : celui d’INADES-Formation Cameroun à continuer d’accompagner les producteurs, les organisations, les opérateurs et les communautés dans la promotion d’une agriculture plus saine, plus résiliente et plus performante. En donnant la priorité à la certification, à la valorisation des produits biologiques et à la mise en réseau des acteurs, l’organisation entend contribuer durablement à la transformation des systèmes agricoles et alimentaires au Cameroun.

Pendant deux jours, le mini forum a réuni ainsi différents acteurs autour de panels techniques, de discussions thématiques et d’espaces d’exposition. Mais dès cette première prise de parole, un message s’est imposé avec clarté : pour INADES-Formation Cameroun, l’agriculture biologique ne relève pas d’un simple effet de mode, mais d’une nécessité stratégique face aux défis sanitaires, environnementaux et économiques d’aujourd’hui

 

Ci-joint l’intégralité de son discours

discours de la Directrice par Intérim d’INADES-Formation Cameroun

Marguerite MOMHA, Chargée de Communication d’INADES-Formation Cameroun

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Projet ABCD2

Projet ABCD-Un élève un arbre COP28

1. Titre du projet

Accompagnement de la mise à l’échelle des expériences développées par les communautés et des dynamiques de suivi citoyen des politiques publiques en réponse au problème du changement climatique en Afrique subsaharienne (dit projet ABCD 2)

2. Resumé

Le projet de mise à l’échelle des expériences communautaires et dynamiques de suivi citoyen des politiques publiques face au changement climatique en Afrique subsaharienne est la continuation d’un premier projet de capitalisation desdites expériences.

En effet, en 2022, sur financement de l’Agence Basque de Coopération au Développement (ABCD), Inades-Formation a mené le projet « Etude-capitalisation des bonnes pratiques face aux défis du changement climatique et gouvernance locale en Afrique subsaharienne », qui a permis de capitaliser 50 expériences dont 31 expériences d’adaptation au changement climatique et 19 expériences de gouvernance dans 11 pays en Afrique sub-saharienne.

Sur la base des acquis de ce projet pilote, quelques réalités vivantes sur les efforts des communautés en matière de lutte contre les problèmes posés par le changement climatique en Afrique ont pu être décelées et capitalisées. Elles ont été développées par une diversité d’acteurs dont des services publics spécialisés sur la gestion de l’environnement et du changement climatique, les organisations de la société civile et les organisations paysannes.

Dans le cadre de cette deuxième phase du projet dont la durée est de 30 mois (2022-2024), l’idée est de (i) mettre à l’échelle ces bonnes expériences développées par les communautés dans les pays Africains, en matière d’adaptation, atténuation et résilience face au changement climatique et de (ii) soutenir les dynamiques de suivi citoyen des cadres politiques et réglementaires associés.

Projet ACF-AO

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1. Titre du projet

Projet action climatique féministe – Afrique de l’ouest ACF-AO

2. Resumé

Le Projet « Action climatique féministe en Afrique de l’Ouest » est mis en œuvre en Côte d’Ivoire pour contribuer efficacement à la résilience et à lutte contre les effets du changement climatique par les communautés côtières et insulaires écologiquement sensibles avec un accent particulier sur les femmes rurales et le jeunes. 

Il renforcera les capacités des communautés, des femmes et des jeunes en particulier, pour la mise en œuvre de stratégies de protection de la biodiversité et d’écosystèmes notamment par l’adoption de pratiques agroécologiques, la diversification énergétique et des plaidoyers. Il permettra de renforcer la participation des femmes rurales et des jeunes à la gouvernance locale de la biodiversité et l’action climatique.

Financé par Affaires mondiales Canada | Global Affairs Canada, le projet ACF AO se déroule en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau, au Sénégal et au Togo.

Il est piloté en Côte d’Ivoire par SUCO et Inades-Formation – Secrétariat Général.

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