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Le 11 juin 2021 se tiendra à partir de 9h00 à l’hôtel des Conférences Ouind Yidé, à Ouagadougou, le lancement au Burkina Faso de la campagne Conscience AlimenTERRE.

Cette campagne sur le droit à l’alimentation fédère l’ensemble des 10 Bureaux africains d’Inades-Formation et s’inscrit dans le cadre de la Décennie des nations unies pour l’agriculture familiale. Au Burkina Faso, le Bureau National d’Inades-Formation est engagé dans la campagne Conscience AlimenTERRE avec le Comité National pour l’Agriculture Familiale.

L’initiative de la campagne Conscience AlimenTERRE constitue un moyen pour Inades-Formation de contribuer à la concrétisation, dans les pays africains, du droit des populations à une alimentation suffisante, saine et durable, à travers une citoyenneté alimentaire accrue et une veille active au respect des obligations parties prenantes en la matière. Le plaidoyer à conduire dans le cadre de la campagne est orienté spécifiquement sur la question des pesticides et fertilisants chimiques dans l’agriculture.

L’objectif visé à travers le lancement de la campagne Conscience AlimenTERRE au Burkina Faso est d’éveiller la conscience des différentes catégories socio-professionnelles sur la problématique du droit à l’alimentation et sur l’impact du choix de nos aliments. Cet évènement devrait permettre de susciter l’engagement de tous pour le recours aux pratiques et intrants respectueux de l’environnement ainsi que de la santé humaine et animale. Il sera marqué par des allocutions et la restitution de deux études ; l’une sur la situation des intrants chimiques et leurs alternatives au Burkina Faso et l’autre sur la Cartographie des acteurs du plaidoyer à conduire.

Le lancement de la campagne Conscience AlimenTERRE a déjà été effectué en Côte d’Ivoire par le Secrétariat Général d’Inades-Formation International en collaboration avec Inades-Formation Côte d’Ivoire. Cet évènement doit se dérouler dans tous les pays où est représenté Inades-Formation. A savoir : le Togo, la Côte d’Ivoire, le Tchad, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie, le Burundi, la République Démocratique du Congo et le Cameroun.

Rendez-vous le 11 juin 2021 pour le lancement de la Campagne Conscience AlimenTERRE au Burkina Faso.

Dans le but d’améliorer sa structuration et de renforcer les capacités de ses membres pour mener à bien ses actions, la plateforme d’échanges et de promotion de l’Agriculture Familiale au Tchad en abrégé PEPAF-Tchad, a démarré depuis janvier 2020 un projet de « renforcement structurel et des capacités des OSC pour la promotion de l’Agriculture Familiale et la lutte contre la pauvreté au Tchad ». Le lancement officiel de ce projet a été réalisé le 24 mars 2020.

Le  24 mars 2020, la PEPAF-Tchad a organisé un atelier de lancement officiel de son projet de « renforcement structurel et des capacités des OSC pour la promotion de l’Agriculture Familiale et la lutte contre la pauvreté au Tchad ». Ce projet, financé par l’Agence Basque de Coopération au Développement (ABCD), pour une durée de 2 ans, doit permettre au PEPAF-Tchad de s’outiller pour mieux répondre à sa mission de promotion de l’agriculture familiale sur toute l’étendue du territoire tchadien.

La PEPAF-Tchad, plateforme d’échanges et de promotion de l’Agriculture Familiale au Tchad est née le 15 septembre 2011, de la volonté d’Inades-Formation, d’ACCORD et d’autres organisations de la société civile du Tchad, à la faveur de la célébration de l’Année Internationale de l’Agriculture Familiale (AIAF 2014). Financée par l’ABCD à travers le Forum Rural Mondial, la PEPAF-Tchad est engagée dans le plaidoyer pour la promotion de l’agriculture familiale et l’amélioration des conditions de vie des Agriculteurs familiaux au Tchad.

Plus de 40 participants venant de N’Djaména et des quelques provinces du pays, ont pris part à l’atelier de lancement.

Cet atelier a permis d’informer et de sensibiliser les organisations de la société civile membres de la PEPAF-Tchad et ses partenaires sur l’initiative de promotion de l’Agriculture Familiale au Tchad et sur la PEPAF-Tchad. Il a également permis de partager, de questionner et de recueillir les impressions des participants sur la démarche et la méthodologie de mise en œuvre du projet.

Les intervenants à la cérémonie officielle ont remercié les participants et les  partenaires et rappelé l’importance de l’agriculture familiale au Tchad et déploré les difficulté auxquelles elle est soumise.

Ainsi, dans son allocution, le Directeur d’Inades-Formation Tchad a remercié les participants pour leur déplacement en dépit de la crise sanitaire particulièrement inquiétante du fait de la pandémie du Coronavirus. Selon lui, l’Agriculture Familiale assure une fonction essentielle pour les familles tchadiennes pour qui, elle sert à la fois de moyen de subsistance et de mode de vie. Bien que cette forme de production agraire soit source de plus de 80% de l’alimentation des populations tchadiennes, cette agriculture demeure mal connue et fait face à des contraintes et des défis majeurs nécessitant l’implication de tous les acteurs. Dans cette logique, l’organisation des acteurs et particulièrement des Agriculteurs Familiaux pour une prise en main de leur destin se trouve être la démarche idéale. D’où  le projet de renforcement de sa structuration et des capacités de ses membres, proposé par  la PEPAF-Tchad.

A gauche, le Directeur d’Inades-Formation Tchad, M. Sidjim Abakar et à droite, le SG Adjoint du Ministère de la Production, de l’Irrigation et des Equipements Agricoles

A sa suite, le Secrétaire Général Adjoint du Ministère de la Production, de l’Irrigation et des Equipements Agricoles, procédant au lancement officiel du projet a remercié Inades-Formation Tchad et son partenaire le CNCPRT pour leur noble mission d’appui aux populations rurales, au Forum Rural Mondial d’avoir facilité l’accès au financement du projet et à l’Agence Basque de Coopération pour le Développement qui a bien voulu financer ce projet. Il a en outre, remercié les participants pour l’intérêt qu’ils accordent à l’Agriculture Familiale au Tchad à travers leur déplacement. Selon le SGA, le projet s’insère bien dans la volonté du Gouvernement tchadien exprimée dans sa vision 2030 « fin zéro », celui accroître durablement les productions, sources de nourriture et créatrices d’emplois et des revenus pour les familles. Il spécifie qu’au Tchad 80% de populations actives vivent de l’Agriculture Familiale alors que cette Agriculture souffre de beaucoup de maux tels que l’inaccessibilité aux instruments légaux de financement pour les petits exploitants agricoles ; les différents conflits récurrents liés au partage des facteurs de production comme la terre, l’eau et la gestion de l’environnement ; l’envahissement des OGM et l’utilisation incontrôlée des produits phytosanitaires non homologués, etc. Il souligne par ailleurs que les producteurs de ce secteur demeurent, malgré les nombreux efforts du Gouvernement et de ses partenaires, fragiles et n’ont pas la capacité à s’engager dans le débat sur les politiques agricoles. Paradoxalement que cela puisse paraître, les femmes et les jeunes qui constituent l’épine dorsale de ce secteur ont un accès très limité aux facteurs de production, au contrôle et à la propriété des moyens de production comme la terre. C’est pourquoi, il apprécie à sa juste valeur ce projet qui consacre un volet entier de ses actions aux femmes notamment à travers la réduction des inégalités de genre et la prise en compte des intérêts des femmes dans la structuration de la PEPAF-Tchad.

 Inades-Formation Burundi, pour augmenter la production du riz dans les marais aménagés, a introduit la technique du « Système de Riziculture Intensif (SRI) » au sein des 3 coopératives rizicoles qu’il accompagne à Maramvya en commune de Mutimbuzi à l’ouest du pays, à Kabo et Kibaba en commune Nyanza-lac au sud du pays. Cent vingt (120) riziculteurs, membres de ces 3 coopératives rizicoles, ont ainsi été formés à la technique du SRI.

Après les ateliers de formation théoriques et pratiques réalisés en décembre 2018 et en 2019, les riziculteurs formés ont installé des parcelles témoins d’environ 14,5 ha dans les trois marais (Kibaba, Kabo et Maramvya). Ces parcelles témoins, cultivées selon la technique du SRI, ont été constituées près d’un autre champ cultivé sans appliquer cette méthode, afin de permettre la comparaison entre les rendements.

Formation théorique

Alors que le rendement moyen du riz par hectare sans le SRI était inférieur à 4 tonnes à l’hectare selon les localités, Le rendement moyen du riz obtenu avec la technique du SRI était de 6,5 tonnes à l’hectare. Le SRI favorise en effet les potentialités physiologiques du riz qui peut développer sa capacité de former un grand nombre de talles. La production du riz a ainsi doublé, voire triplé en termes de tonnage par hectare dans les 3 coopératives rizicoles de Maramvya, Nyanza-lac et Kabo pendant les saisons culturales B 2018 et B 2019. La production obtenue a ainsi permis de rentabiliser les investissements élevés des ouvrages hydro agricoles réalisés dans les zones d’action du projet.

Eu égard aux bons résultats obtenus lors des premiers essais du SRI, le nombre d’adhérents aux coopératives n’a cessé de croître, et le nombre de riziculteurs ayant adopté le SRI est passé de 165 à 587.

Parcelle repiquée

Des avantages certains pour les riziculteurs.

Avec la méthode du SRI, les riziculteurs ont réalisé 3 types d’avantage :

  • Une Economie de semences 

Pour un hectare, le SRI exige le Semis en ligne avec un écartement des plantules de 25 x 25 cm et une quantité de semences de 4,8 kg par hectare, alors qu’auparavant les riziculteurs utilisaient plus de 100 kg de semences par hectare.

  • Une augmentation du rendement du riz par hectare

La production moyenne enregistrée par hectare dépend des localités. En effet, en respectant les conditions de développement physiologique du riz avec le SRI, pour les coopératives de Nyanza-lac (Kabo et Kibaba), les rendements obtenus oscillent autour de 8 à 9 tonnes par hectare, tandis qu’à la coopérative de Maramvya, on a obtenu la moyenne de 6 à 8 tonnes par hectare.

  • Une économie d’eau 

Contrairement à ce qu’on croyait avant, le riz n’est pas une plante aquatique. Le SRI est une riziculture à minimum d’eau. On donne la quantité d’eau nécessaire en cas de besoin. On doit maintenir une lame d’eau de 1 cm pendant la phase végétative, et par après on vide les rizières pour oxygéner le sol.

Riz au stade de floraison

L’introduction du SRI dans les trois coopératives accompagnées par Inades-Formation Burundi a été réalisée dans le cadre du programme « Promotion de la souveraineté alimentaire et de la participation des femmes en milieu rural burundais », financé par le Gouvernement Basque.

Au vu des résultats pus que satisfaisants, Inades-Formation Burundi poursuivra la vulgarisation de cette méthode dans tous les périmètres aménagés où les membres bénéficiaires des trois coopératives accompagnées cultivent le riz.

Récolte du riz

Inades-Formation Burundi