Du 13 au 16 décembre 2021 se tient un atelier de renforcement des capacités des facilitateurs sur les techniques de conduite des sessions de formation au sein des communautés. Cet atelier est organisé dans le cadre du projet de « compétences de vie et d’autonomisation économique des jeunes dans les communautés productrices de cacao », mis en œuvre par Inades-Formation avec le partenariat technique d’Aflatoun International.

L’atelier aura lieu dans la salle de conférence du Monastère des Sœurs Clarisse avec 27 participants attendus.

Notons que le projet « compétences de vie et d’autonomisation économique des jeunes dans les communautés productrices de cacao » est un projet qui vise à vise à relever les défis de l’emploi (auto-rémunérateur) auxquels sont confrontés les jeunes dans les communautés cacaoyères en leur fournissant les compétences sociales, financières et entrepreneuriales qui leur permettront de créer leurs propres opportunités génératrices de revenus et d’améliorer leurs moyens de subsistance.

Il compte atteindre 1100 jeunes de dix (10) communautés des régions de l’Indénié-Djuablin, de la Nawa et du Sud-Comoé.

 

Les producteurs de cacao ivoiriens et leurs sociétés coopératives ont souvent des capacités méthodologiques et techniques insuffisantes pour plaider en faveur du changement structurel de leurs conditions de vie et de travail et de celles de leurs membres. Cette situation limite leur participation aux discussions techniques au niveau national et international pour un secteur cacaoyer plus durable.

C’est pourquoi Inades Formation Côte d’Ivoire avec l’appui technique et financier de l’ONG INKOTA exécute le projet de « Renforcement des organisations de la société civile et organisations de producteurs de cacao dans le dialogue politique en Côte d’Ivoire » afin de corriger ces insuffisances.

Ce projet vise à contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de stratégies et de mesures visant à assurer un revenu décent aux familles de cultivateurs de cacao.  En effet, il s’agit de renforcer les capacités des acteurs de la société civile et des organisations des producteurs afin qu’ils fassent des propositions constructives et novatrices dans le cadre de processus de dialogue internationaux et nationaux pour la durabilité du cacao.

Pour mener à bien les activités dudit projet, une plateforme de la société civile et des organisations de producteurs pour la défense des droits des producteurs de cacao a été mis en place. Cette plateforme comprend 7 organisations de la société civile et 16 sociétés coopératives de producteurs de cacao.

Plusieurs activités ont été menées dans le cadre du renforcement des capacités des organisations professionnelles. Un projet de manuel de plaidoyer a été également élaboré pour servir de guide et coordonner les activités de plaidoyer de cette plateforme. Ce document a l’objet de validation au cours d’un atelier qui a réuni 27 membres de la plateforme.

A l’issue des analyses critiques en commission et des échanges en plénière, le manuel de plaidoyer a été validé à l’unanimité sous réserve de la prise en compte des observations et recommandations dans la version finale. Les participants ont reconnu la qualité du document qui a été soumis à leur appréciation. Toutefois, ils ont invité les rédacteurs du manuel à ajuster le manuel afin de l’améliorer.

L’atelier a été marqué par la présence de Mesdames CHRISTIAN JULIA et BING JULIANE respectivement Chargé de campagne de FERN et chargé de programme de INKOTA.

Du 24 au 29 octobre 2021, le Directeur des programmes du Secrétariat Général d’Inades-Formation a effectué une visite de terrain auprès de sept cercles d’innovateurs locaux et d’apprentissage communautaire encadrés par Inades-Formation Côte d’Ivoire. Cette visite avait pour but d’évaluer l’état d’avancement de la recherche-action sur les performances des intrants agroécologiques locaux.

A l’instar des autres pays membres du réseau Inades Formation, Inades-Formation Côte d’Ivoire est engagé dans la recherche action sur les performances et avantages des intrants organiques. Cette activité portée par 7  Cercles d’innovateurs locaux et d’apprentissage communautaire en abrégé CILACs s’inscrit dans le cadre du programme du réseau sur le repositionnement des vivres.

Afin d’évaluer l’état d’avancement de la recherche-action sur les performances des intrants agroécologiques locaux et proposer de mesures d’amélioration de la conduite du processus, une mission de suivi sur le terrain a été organisée par le Secrétariat Général. Cette mission a été conduite par Messieurs SAHINGUVU Richard et ASSEMAN ASSEMAN Parfait, respectivement Directeur des Programmes au Secrétariat Général d’Inades-Formation et Chargé de programme à Inades-Formation Côte d’Ivoire du 24 au 29 octobre 2021.

Au cours de la mission, l’équipe a visité les 7 CILAC dans les localités de Bodokro, Bouakanan dans le centre et Dramanevogo, Kassiongokoro, Nigoni, Bolona, Dougba dans le nord. Au total, la mission s’est entretenue avec 88 producteurs/trices de mil, sorgho et fonio. Elle a également échangé avec un chercheur de l’Université de Korhogo et un lieutenant des eaux et forêts du cantonnement de Tengréla.

Dans tous les CILAC visités, l’intrant qui a été expérimenté dans cette première phase de la recherche-action est le bokashi. Il a été testé sur le sorgho, le mil et le fonio. Les membres des CILAC rencontrés ont témoigné que la différence était perceptible déjà depuis la levée des plants où les tiges sont plus vertes dans les parcelles fertilisées avec du bokashi. Certains producteurs de fonio ont également déclaré que le striga était moins présent dans les parcelles ayant reçu la fertilisation au bokashi. Le Bakashi a eu pour effet d’empêcher le développement du striga.

Concernant les contraintes rencontrées, les CILAC de la région de Tchologo ont déclaré que les déjections de poulet constituent l’ingrédient du bokashi difficile à trouver, les autres étant disponibles sur place. Dans les autres localités, le problème ne se pose pas. Cependant, les femmes productrices de fonio des localités de Nigoni et Bolona sont confrontés au problème de décortiqueuse et de batteuse de mil et de fonio.

Un champ de fonio traité au bokashi

Dans le CILAC de Bodokro qui a expérimenté le bokashi sur le sorgho, les attaques par les perdrix, les milles pattes et les fourmis à la levée ont été la plus grande contrainte. Des chenilles foreuses ont également été observées. Le CILAC de Bouakaman qui a expérimenté le bokashi sur le mil a également rencontré la contrainte de déjections de poulet, les attaques de perdrix, les chenilles foreuses des tiges et les insectes suceurs de grains. Ainsi, il est prévu une expérimentation du bouillon de cendre comme biopesticide contre les insectes suceurs. L’insuffisance des pluies a également constitué une contrainte au niveau de ce CILAC.

Comme perspectives, tous les CILAC visités prévoient après la récolte, une restitution des résultats à tous les membres de la communauté pour que l’application du bokashi soit réalisée à grande échelle. En outre, au moins un biopesticide de conservation sera expérimenté juste après la récolte, et au moins un biopesticide de traitement des plants sera expérimenté lors de la prochaine saison culturale.

Les membres de la mission posant avec des producteurs

Asseman Parfait,

Chargé de programme à Inades-Formation Côte d’Ivoire